La Belgique de l’entre-deux-guerres : le dernier été de la paix
Tel est le pré-fascisme et, pour y songer, parfois pour y travailler, il n’y avait pas que Rex. Dès les années vingt, on connut chez nous les « Jeunesses Nationales », le « Faisceau Belge », le Verdinaso, le VNV. Ou encore la « Légion Nationale », dirigée à partir de 1922 par un avocat liégeois, Paul Hoornaert, ancien combattant de 1914-1918 qui, plus tard, créa ses « maisons nationales » et ses « groupes mobiles », courant les rues en cherchant la bagarre ; c’est l’action de Hoornaert qui, en 1934, fut à l’origine de la loi interdisant les milices privées. Ici, toutefois, le patriotisme n’était pas en cause ; après 1940, la « Légion Nationale » entra en bloc dans la Résistance et Hoornaert mourut en Pologne dans un camp de concentration.










