Un journaliste de France 3 menacé alors qu’il couvrait les incendies en Gironde

Alors que des incendies ravagent le sud ouest de la France depuis plusieurs jours, deux journalistes ont été pris à partie au même endroit et à quelques minutes d’intervalle, ce vendredi 24 juillet. Ils s’étaient tous deux rendus à l’hôpital privé Wallerstein, situé à Arès, en Gironde, afin de couvrir une opération d’évacuation.
Peu avant 13h, le journaliste de BFMTV Jean-Wilfrid Forquès dit avoir été frappé au visage par une personne chargée d’assurer la circulation à l’entrée de l’hôpital.
Quelques minutes plus tard, le journaliste de France 3 Bordeaux Guillaume Decaix a lui aussi fait face à un homme très agressif à l’entrée du même établissement. Le reporter a expliqué à TV mag avoir été « menacé ». « Un homme nous arrête, ma collègue et moi, et nous informe que ce n’est pas possible de rester là, qu’il faut dégager puisque des ambulances sont attendues pour évacuer les blessés. Nous lui répondons : « Pas de souci, on va se mettre sur le côté. On ne gênera pas ». Le mec s’est tout de suite montré très buté. Ce qui était vraiment frappant, c’est qu’on ne pouvait pas lui parler », a commenté Guillaume Decaix.
Alors que le journaliste s’était donc déplacé pour poursuivre son travail, l’homme de l’accueil a continué à se montrer agressif. Guillaume Decaix a alors décidé de filmer la scène. « Est-ce qu’il faut que je fasse quelque chose de violent ou est-ce que je vous demande de partir gentiment comme avec les autres journalistes ? », a lancé l’homme dans la vidéo qu’a pu visionner TV mag. « Je vais vous défoncer la tête », a encore menacé l’agent.
Face à cette agressivité, le journaliste a décidé de quitter l’hôpital. Quelques jours plus tard, Guillaume Decaix a contacté son confrère de BFMTV Jean-Wilfrid Forquès en apprenant qu’il avait été agressé au même endroit le même jour.
Après avoir recoupé leurs informations, les deux journalistes ont découvert que l’homme agressif n’est pas un agent de sécurité professionnel employé par l’hôpital mais un électricien qui aurait été missionné en urgence en raison des graves incendies qui touchent la région.
« Il n’était manifestement pas en capacité de faire ce travail. C’était assez horrifiant. Le mec était totalement en roue libre », a encore précisé Guillaume Decaix à TV mag.
Si le directeur de l’hôpital privé a déclaré à nos confrères qu’il « tirera ça au clair » lorsque « les feux seront éteints et tous les blessés pris en charge », Jean-Wilfrid Forquès a décidé de porter plainte ce lundi 27 juillet.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.





