Programme télé de ce jeudi 30 juillet : notre sélection

En 2019 (!), une succession de catastrophes naturelles frappent la planète, sans ménagement aucun pour les pays dits « riches », contraints d’unir leurs efforts pour réagir avec la mise en orbite d’un réseau de satellites chargés de réguler le climat, depuis une nouvelle station spatiale internationale. Dans une situation d’urgence conduisant à la neutralisation d’un méga typhon qui menaçait la mégapole de Shanghai, l’architecte du dispositif se fait proprement dégommer par son frère cadet, avec la bénédiction du secrétaire d’État US en charge du « bidule ». Trois ans plus tard, des « accidents » répétés, ayant pour victimes ceux qui enquêtent sur la défaillance d’un satellite apparemment incriminé dans l’affaire, éveillent les soupçons dudit cadet qui décide de rappeler son aîné à la rescousse de moins en moins discrète. Mais à qui donc profite ce qui devient un sabotage organisé ?…
Apparue sur nos écrans en octobre 2017, cette coproduction ayant réuni Jerry Bruckheimer, Roland Emmerich et la Warner valait déjà, à la base, un statut autre que celui de « série B de luxe », eu égard aux… forces en présence. Le concept de « station internationale » a souvent fait fantasmer la planète entière depuis le mythique « 2001, l’Odyssée de l’Espace » de l’imprévisible Stanley Kubrick. Une œuvre terrible à tous points de vue, remontant aux sources des connaissances de l’humanité. Si ce n’est que la station spatiale internationale est devenue une réalité de plus en plus fragile à cause de la situation géopolitique, pas besoin d’un dessin. Le contrôle du climat s’est aussi érigé en fantasme, et là, on est plus encore dans le vif du sujet avec l’épineuse question « qui va décider quoi », car l’un voudra de la pluie et du froid alors que l’autre voudra des « étés touristiques » !
Œuvre incroyablement prémonitoire, à revoir rien que pour ça, « Geostorm » aborde non innocemment tous les vrais problèmes d’aujourd’hui, même celui de la surpopulation qui refait discrètement surface. L’affiche réunit un Gerard Butler d’Écosse devenu maître contrôleur de ses films de survie, la très jolie Australienne Abbie Cornish (« Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance »), Ed Harris dans le rôle du secrétaire d’État US et Andy Garcia dans celui du Président. Globalement descendu par la critique nord-américaine et en France où l’ouvrage est retiré des salles après cinq semaines d’exploitation seulement, « Geostorm » s’est refait une santé en streaming où le nom du réalisateur Dean Devlin est davantage respecté, tout en sachant que Herr Emmerich garde toujours un œil. Et le bon…
« Geostorm », 20h25, RTL-TVI.








