La Belgique de l’entre-deux-guerres : Hitler avait déjà gagné…
À Paris, où l’on venait par ailleurs de fêter les 80 ans du « plus glorieux des Français », le maréchal Pétain, qui, comme disaient les journaux, « dans son arrière-saison a de l’énergie de reste et est toujours capable de rafraîchir sa gloire incomparable », le président du Conseil, Albert Sarrault, se contenta de proclamer que l’Allemagne ne se conduisait pas bien.
Le 25 novembre, il concluait avec le Japon un pacte anti-Komintern. À la fin de l’année, il organisa un référendum pour demander au peuple allemand s’il était satisfait des choses accomplies depuis trois ans par le Reichsführer ; à raison de 99 pour cent de votants et de 98 pour cent de oui, le peuple allemand approuva sa marche vers le malheur.










