Un an avant sa mort, Kavinsky évoquait ses finances : « Je n’ai pas gardé beaucoup de ce que j’ai gagné »

Propulsé par son tube « Nightcall », remis en lumière lors des Jeux olympiques de Paris, le DJ français Kavinsky, figure de la French Touch, a été retrouvé mort à son domicile quelques jours avant son 51e anniversaire. Le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien, avait indiqué mercredi qu’« une enquête en recherche des causes de la mort » avait été ouverte pour déterminer l’origine du décès, « aucun élément suspect n’ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants », mardi soir.
Sorti en 2010, « Nightcall » est interprété par la chanteuse brésilienne Lovefoxxx et coproduit par Guy Manuel de Homem-Christo, moitié de Daft Punk. Atmosphère assombrie et tempo ralenti, son titre phare évoque un mystérieux appel nocturne : il incarne, à lui seul, l’imaginaire créé par « Vinco », surnom de l’artiste. Un an plus tard, la chanson se retrouve sur la bande originale de « Drive », thriller à succès avec Ryan Gosling, apportant à Kavinsky une reconnaissance internationale. En Angleterre, London Grammar, groupe au succès alors naissant, lui donne une tonalité envoûtante.
Dans une interview, le DJ s’était confié à propos de son rapport à l’argent. « Je suis quelqu’un qui gère très mal son argent. Du coup, je n’ai pas gardé beaucoup de ce que j’ai gagné », confiait-il au magazine Numéro en juin 2025 comme le mentionne Gala. Il précisait. « J’ai énormément dépensé dans des vrais Gizmo et Gremlins d’époque, et des produits dérivés des Dents de la mer ou de Retour vers le futur. J’ai tout dépensé dans des petites choses comme ça, et pas du tout dans la pierre ». En passionné de mécanique, le DJ s’était également offert « de très belles voitures » qu’il a par la suite revendues.
Grâce aux revenus générés par le titre Nigthcall, Kavinsky avait tout de même investi dans la pierre et s’était offert un appartement situé dans le 18ᵉ arrondissement l’ayant vu naître, rapporte le Parisien. À nos confrères, il racontait avoir empoché « 20 000 euros » pour mixer à la soirée d’inauguration de la Cité du cinéma de Luc Besson.
« Tu prends 20 000 euros, mais une fois que tu as payé le resto à tous tes potes, il te reste la moitié. Mais je m’en fous », confiait-il. Et de conclure : « Ce que je déteste le plus, c’est les radins. Et puis Roadgame (un autre titre) m’a fait vivre aussi. J’ai eu un énorme contrat publicitaire avec Total. Les coups de chance comme ça, ça ne se refuse pas ».
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