Programme télé de ce dimanche 23 août : notre sélection

Il se nomme Souleymane et tous ses rêves se sont envolés en ce jour maudit où, en raison d’une altercation à caractère raciste et primaire des représentants de l’ordre, une blessure et un « casier » ont mis fin à sa carrière de boxeur et grand espoir au sein de l’équipe de France. Résultat des courses ? Exclusion définitive et travaux d’intérêt général. Destination Chambord en semi-ruines, dont le parc naturel couvre un territoire équivalent à celui de Paris. Que peut-on encore y faire ? De l’équitation. Mais notre exclu désabusé ne tarde pas à repérer d’autres pairs pratiquant… la boxe. La jeune Mélissa y semble particulièrement douée pour atteindre un haut niveau. Challenge double pour Soulé : convaincre son agent de probation (et sa représentante locale) de laisser « biaiser » sa mission, et apprivoiser cette « missette » fermée comme une huître pour gagner sa confiance…
« Comme un prince » s’inscrit dans la lignée des « feel good movies » chers aux productions anglo-saxonnes en général et… nord-américaines en particulier. Mais le plus amusant est qu’au bout de la genèse de ce projet franco se trouve le véritable parcours du néoréalisateur francilien Ali Marhyar. Durant sa jeunesse, le gaillard de 42 ans s’est entraîné au « noble art » dans le club des Mureaux, le plus réputé de tout l’Hexagone ! Et il est aussi ceinture noire de judo. Mais… sa maman ne voulait pas voir son si cher fiston s’éloigner de sa région et surtout du pays. Comme Ali M. était aussi grand fan de cinéma et d’histoire, le voilà donc au Cours Florent, où il fait la connaissance de Pierre Niney. Ils sont complices fusionnels de leurs rêveries « canaliennes » et suivent ensuite des évolutions individuelles sans jamais perdre contact. Le script original tombe dans les mains du producteur et réalisateur Julien Guetta (« Le petit locataire ») estimant derechef qu’un texte d’une telle précision l’impose comme seul metteur en scène. « Daâââk » fait le sieur. « Mais pas les deux… » Il désigne lui-même Ahmed Sylla pour incarner le boxeur et tombe sur une directrice de casting lui suggérant la jeune Mallory Wanecque, future « starlette » de « L’amour ouf » de Gilles Lellouche. Le courant passe sous le regard presque ébahi des Julia Piaton, Jonathan Cohen, Jonathan Lambert, Igor Gotesman et Cécile Bois avec le concours de boxeurs pros. Coupable d’une vraie prépa, Sylla joue son « Rocky à la Eddie Murphy » dans ce récit féministe et caricatural s’achevant de façon prévisible… à l’américaine of course.








