Amélie Nothomb : « Mes manuscrits non publiés seront coulés dans de la résine »
Trois ou quatre mètres carrés au rez-de-chaussée des éditions Albin Michel, à Paris. Un bureau boîte aux lettres. Sur une table et des étagères, des montagnes d’enveloppes – « celles-ci sont arrivées ce matin, je n’y ai pas encore répondu ». Dans un coin, un téléphone fixe, qui sonne deux fois pendant l’entretien : le sommet de la technologie pour Amélie Nothomb, qui ne possède ni ordinateur ni téléphone portable, n’a pas le permis de conduire, écrit ses romans à la main et passe des heures à répondre, chaque jour et une par une, aux lettres de ses lecteurs. « Un jour, je pourrai construire des cathédrales de courrier en retard, comme Gaston Lagaffe. »










