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Florian Zeller évoque les larmes émouvantes de Pierre Arditi sur scène : « Un état très singulier »

Florian Zeller et Pierre Arditi ont répondu aux questions d’Anne-Élisabeth Lemoine à propos de la pièce « Le Père ».
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Pierre Arditi remonte sur scène au Théâtre Edouard VII pour jouer dans « Le père », la pièce de Florian Zeller, au côté d’Isabelle Carré. Invité de « C à vous » ce 2 septembre, Florian Zeller a révélé que Pierre Arditi avait joué sans le savoir un rôle dans l’écriture de cette pièce.

Si Pierre Arditi a fondu en larmes devant cette pièce, ce n’était pas simplement à cause de son intensité. Florian Zeller explique : « Pierre était venu voir Robert Hirsch pour jouer ce rôle. Et il était censé venir dans la loge ensuite. Pendant un moment, on ne le voyait pas venir. (…) Soudain je t’ai aperçu, tu étais dans un état émotionnel très singulier, tu pleurais. »

Le comédien lui a confié qu’il avait vu son père sur scène. Il lui a alors fait promettre que s’il remontait la pièce un jour, il avait l’interdiction de la refaire sans lui. « Et c’est pour ça qu’on fait ça aujourd’hui parce que ce moment caché dans un couloir, il y a une vérité qui a jailli et qui avait une histoire, qui avait un arrière-pays, qui m’a, moi, bouleversé », a précisé Florian Zeller.

Il a alors raconté que, quand il écrivait cette pièce, il s’était retrouvé « par un accident de la vie » dans une maison de retraite pour accompagner la grand-mère de sa propre femme. Le dramaturge a alors rencontré par hasard Georges Arditi, le père du comédien décédé en 2012. « Je me suis présenté à lui, parce qu’à ce moment on travaillait ensemble (…) et j’ai vu qu’il ne savait plus très bien qu’il avait un fils, où il était », poursuit Florian Zeller.

« Et quand j’ai écrit cette pièce, le souvenir de ce couloir, de la voix un peu aiguë de cette infirmière et du visage un peu perdu de ton père, ont été les points d’appui de cette écriture », a précisé Florian Zeller. Il a conclu que sans le savoir dans le couloir du théâtre où Pierre Arditi avait cédé à l’émotion, il avait capté « quelque chose qui était un fantôme, qui était vraiment derrière le texte ».

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