Le talc pour bébé n’a plus la cote en Belgique : des pédiatres en déconseillent l’usage
Au début de cet été, la société Johnson & Johnson a été condamnée à payer 5,5 milliards de dollars de dommages et intérêts pour avoir commercialisé du talc pour bébé contenant de l’amiante. En 2020, tout en récusant le fait que son talc – vendu depuis… 1894 – puisse être à l’origine de cancers, la firme avait néanmoins déjà cessé de le vendre aux États-Unis et au Canada où la méfiance s’était installée et, en 2023, elle a fait de même au Royaume-Uni, en retirant ce produit du marché britannique. Cela n’a toutefois pas empêché un cabinet d’avocats mandatés par plus de 3.000 plaignants d’engager, en 2025, une procédure devant la Haute Cour de Londres. Le dédommagement réclamé s’élèverait à un milliard de livres (environ 1,3 milliard d’euros). L’affaire n’est pas anodine. Les familles plaignantes ont en effet accusé le talc en question d’être à l’origine de cancers des ovaires, du péritoine et de la plèvre.










