La Belgique de l’entre-deux-guerres : le tournant indépendantiste de 1936
Beaucoup de commentateurs attribuèrent au Roi la paternité d’une « politique d’indépendance » dans laquelle certains, plus tard, après les événements de mai-juin quarante, crurent en outre percevoir des visées obliques. S’il y avait en 1936 une « politique royale », elle était parfaitement claire et elle se trouvait en accord avec le Parlement et avec l’opinion. De nombreux intellectuels signèrent un manifeste proclamant que « le maintien de la paix belge, dans l’honneur belge, par la prudence belge et le déploiement de la force belge au milieu d’une Europe en armes, est une tâche magnifique que nous devons accomplir tous ensemble avec le courage, le calme et la fermeté qu’elle comporte ».










