7 choses à savoir sur Alexander Blockx

1. Le meilleur Belge de Flushing Meadows
Affaibli physiquement, Alexander Blockx n’a pas pu aller au bout de son quart de finale à l’US Open contre le Russe Karen Khachanov. Mais il est devenu le premier joueur belge masculin de l’histoire à atteindre les quarts de finale du Grand Chelem américain. Il s’est même offert une victoire de prestige au troisième tour, face au 6e mondial, Flavio Cobolli.
2. Pactole
Malgré son élimination à l’US Open, Blockx est reparti de New York avec un chèque de 780.000 dollars pour son quart de finale historique, soit environ 653.500 euros. Pour le joueur, cette somme représente un nouveau record. Son précédent gain le plus important s’élevait à 300.000 euros, pour une demi-finale au tournoi ATP de Madrid atteinte en mai dernier.
3. Un pape est mort, Alex est né
Alexander Blockx est né à Anvers le 8 avril 2005, le jour où se sont déroulées les obsèques du pape Jean-Paul II. Les parents du tennisman sont ukrainiens. Son père, Oleg Blockx, fut un athlète de haut niveau. Spécialiste du 400 m haies, il a notamment participé à des Jeux Olympiques. Natalia, sa maman, fut nageuse professionnelle. Sans se connaître, ils se sont installés en Belgique pour leur travail, quelques années avant la naissance d’Alexander. C’est ici qu’ils se sont rencontrés. À la maison, la famille parlait russe.
4. Bâti pour gagner
Alexander Blockx mesure 1,93 m pour 83 kg. Grand, élancé et puissant (son bras armé a propulsé sa balle à 220 km/h à l’US Open), Blockx a le physique idéal pour affronter le tennis moderne et peut-être en occuper un jour le sommet.
5. Il a déjà été N°1 mondial
L’entraîneur belge Philippe Cassiers a révélé ce talent extraordinaire. C’est lui qui, alors qu’il entraîne Maxime Blockx, repère son petit frère âgé de 4 ans, qui démontre déjà une dextérité étonnante raquette en main. Cassiers le prend sous son aile pendant 16 ans, alors qu’il passe par la Cas Academy, le centre d’entraînement Ter Eiken d’Edegem, celui de Forest Hills à Wommelgem et enfin le centre d’excellence de Tennis Vlaanderen, à Wilrijk. Dès l’âge de 12 ans, Blockx caracole en tête des catégories européennes U14 et U16. En 2023, il remporte l’Open d’Australie junior, ce qui l’envoie en orbite à la place de numéro 1 mondial.
6. Dans le top 30
À 18 ans, il entre pieds en avant dans le circuit professionnel. La saison 2026 est celle de la révélation internationale, avec son entrée dans le top 100, une première demi-finale disputée en Masters 1000, une finale atteinte à Estoril au Portugal. Ensuite il intègre le top 40. Positionné 34e à l’entame du tournoi de l’US Open, il occupe désormais –depuis son quart de finale historique à Flushing Meadows – la 27e marche du classement ATP, formant un trio serré de Belges talentueux, avec Zizou Bergs (38e) et Raphaël Collignon (47e).
7. Carré de Belges
Alexander Blockx vient d’accéder au club très fermé des joueurs belges, en tennis masculin, qui ont atteint, en simple, les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Le meilleur joueur belge de tous les temps David Goffin (l’idole de Blockx) l’a réalisé à quatre reprises (Roland-Garros 2016 – à 25 ans –, Open d’Australie 2017, Wimbledon 2019 et 2022) et a atteint la 7e place mondiale en 2017. Xavier Malisse a atteint le dernier carré de Wimbledon en 2002, à 22 ans. Cinq ans plus tôt, Filip Dewulf s’est retrouvé, à 25 ans, en demi-finale à Roland-Garros en 1997, perdant contre le peu connu (à l’époque) Brésilien Gustavo Kuerten. Âgé d’à peine 21 ans, et si son corps le lui permet, Alexander Blockx devrait faire parler la poudre…









