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Programme télé de ce mardi 22 septembre : notre sélection

Ce soir, un documentaire sur Sandra Kim. Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Entretien - Journaliste Temps de lecture: 3 min

À l’occasion des 40 ans de sa victoire à l’Eurovision et de ses quatre décennies de carrière, Sandra Caldarone se raconte dans le documentaire « Sandra Kim, ce n’est pas moi ». Celle qui sera notamment sur la scène du Théâtre de La Louvière le 23 octobre prochain ou encore le 19 décembre au Delta à Namur revient sur les passages marquants du programme.  

Quarante ans après l’Eurovision, restait-il encore des choses à raconter ?

Je pense avoir fait le tour de la question dans ce documentaire. On a été très en profondeur. Il y a évidemment des choses qui n’appartiennent qu’à moi et que je ne révélerai pas, mais je raconte déjà énormément de mon vécu et de mon intimité. Je pense avoir été très sincère.

Qu’aviez-vous envie de montrer de vous ?

Ma sincérité, ma simplicité. Je crois que les gens ne me connaissaient pas vraiment. Comme le dit le documentaire, Sandra Kim, au début, ce n’est pas moi. Pendant mes premières années, je n’ai pas envie d’être là. Je suis gauche, maladroite, parce qu’on m’impose des choses : quoi dire, comment m’habiller… Je suis là pour faire plaisir. Aujourd’hui, je regarde cette jeune fille avec bienveillance, mais aussi avec tristesse.

Si vous pouviez revenir 40 ans en arrière, participeriez-vous à nouveau à l’Eurovision ?

Jamais de la vie ! C’est ça qui m’a gâché mon adolescence et un peu la destinée de ma vie. Ce n’est pas du tout ce que je voulais faire. Chanter était un hobby, ce n’était même pas une passion. On n’avait jamais imaginé que j’en ferais un métier. Et puis l’Eurovision nous est tombé dessus. Malgré l’engouement en Belgique, on n’aurait jamais imaginé aller jusqu’à la victoire. On n’était pas préparés. On nous a jetés dans la gueule du loup, surtout moi. Psychologiquement, ça n’a pas été facile.

Quelle vie rêviez-vous d’avoir ?

Je voulais être hôtesse de l’air. J’adore les voyages et, depuis toute petite, les États-Unis me faisaient rêver. Mon rêve ultime, c’était l’Amérique, Los Angeles. Je m’étais dit : pourquoi ne pas visiter le monde entier en étant hôtesse de l’air ? Peut-être que j’aurais fait ça ou autre chose dans le tourisme. Je pense que je serais partie vivre ailleurs.

Dans le documentaire, vos disques d’or et de platine sont rangés dans des caisses. Ils représentent quoi pour vous ?

Pas grand-chose. La plupart de ces chansons, je ne les aime pas. Ça fait peur ce que je dis, mais c’est vrai : ça ne me fait rien du tout. Mes disques sont dans un bac de rangement et je ne les mettrai jamais au mur. Je préfère y mettre des photos de ma famille ou de mes voyages. Les disques d’or, les trophées, pour moi, ça ne veut rien dire.

« Sandra Kim, c’est pas moi », 20h50, Tipik.

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