« Je crois qu’on peut parler de maltraitance » : Sara De Paduwa évoque son enfance compliquée

Pour le premier épisode de son nouveau podcast intitulé « Nous, parents », Adrien Devyver a reçu sa collègue Sara De Paduwa. Au cours de cet entretien à écouter sur RTBF Auvio, l’animatrice est notamment revenue sur son enfance compliquée.
Après la séparation de ses parents, Sara De Paduwa et sa sœur aînée ont été placées, la semaine, chez une connaissance de leur grand-mère, qu’elles surnommaient « bobonne », rapporte Ciné-Télé-Revue. « Parfois, les bobonnes sont sympas. Mais celle-ci n’était pas super chouette. Ce n’était pas une expérience vraiment agréable. (…) Je crois qu’on peut parler de maltraitance, légère », a confié l’animatrice de la RTBF, précisant que les deux sœurs étaient souvent punies et manquaient de considération et d’amour. « Puis, pas de jouets. On nous prenait tout », a ajouté Sara De Paduwa.
Dans cette période compliquée, elle a néanmoins pu compter sur le soutien de sa sœur aînée. « Par rapport à moi, elle a pris ce côté protection (…). Et du coup, c’était plus dur pour elle encore, je pense », a-t-elle expliqué.
Et l’animatrice d’enchaîner : « Sur le moment même, on ne se rend compte de rien (…). Quand on a une enfance un peu difficile comme ça, après coup, comme l’enfance est compliquée, l’adolescence est extrêmement compliquée. Et après la vingtaine, on est toujours en train d’essayer de réparer, de comprendre ce qui s’est passé. Au fond de nous, on se dit « pourquoi nous ? ». Et du coup, ça amène à plein d’autres choses : manque de confiance en soi, ne pas s’aimer… ».
Après s’être réfugiée dans un premier temps dans le travail pour tenter de sortir de cette spirale, Sara De Paduwa s’est ensuite reconstruite grâce à ses enfants. « Mes enfants m’ont révélée. Ils m’ont amené un tel bien être… Je ne serais pas la même femme sans mes enfants. Je serais encore dans la torture mentale (…). Avec les enfants, je me rends compte de ce que j’ai manqué. Il y a l’effet boomerang », a-t-elle conclu.
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