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« La Grande Librairie » : Augustin Trapenard évoque la polémique que suscite « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien

L’écrivain québécois d’origine haïtienne est accusé d’avoir utilisé une intelligence artificielle pour rédiger son premier roman.
Par la rédaction
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Ce mercredi 23 septembre, France 5 diffusait un nouveau numéro de « La Grande Librairie ». Dans ce numéro, Augustin Trapenard, qui présente chaque semaine le magazine, est revenu sur la polémique qui secoue cette rentrée littéraire.

L’écrivain québécois d’origine haïtienne Thélyson Orélien est accusé d’avoir rédigé son premier roman intitulé « C’était ça ou mourir » « presque intégralement » avec une intelligence artificielle. Si l’auteur nie les accusations et que sa maison d’édition Grasset dénonce « une calomnie », l’affaire fait grand bruit depuis ce lundi 21 septembre, jour où l’ouvrage de Thélyson Orélien a reçu le Prix du Roman Fnac 2026.

« Comment savoir ? Comment vérifier ? », s’est interrogé ce mercredi 23 septembre Augustin Trapenard qui précise que cette affaire « pose des questions vertigineuses dans cette ère du soupçon », rapporte TV mag.

L’animateur a ensuite rappelé que Thélyson Orélien était venu sur le plateau de « La Grande Librairie » le 2 septembre dernier. Il y avait été encensé par les personnalités présentes ce soir-là. Amélie Nothomb avait ainsi qualifié « C’était ça ou mourir » de « tour de force ». « Ce livre est un événement », avait pour sa part déclaré Yannick Haenel. Et l’écrivain d’ajouter : « Quand il y a une telle langue, une langue poétique pour dire l’indicible alors la mort n’a pas le dernier mot ».

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Soulignons que le premier roman de Thélyson Orélien est en lice pour le Goncourt, le Renaudot, le Femina et le Médicis. Eric-Emmanuel Schmitt qui était présent ce mercredi dans « La Grande Librairie » a donné son avis en sa qualité de juré du Prix Goncourt. « Je crois à la parole d’un homme et je ne crois pas à la parole d’une machine », a-t-il expliqué.

« Une fois que la question sera réglée par rapport à ce livre-là, il faudra approfondir cette question. Il faut que cela suscite un débat. Il y a un contrat de confiance entre l’auteur et le public », a quant à lui précisé Pierre Assouline, qui fait lui aussi partie du jury du Prix Goncourt.

Le débat est donc loin d’être clos.

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