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Programme télé de ce vendredi 9 octobre : notre sélection

Ce soir à la télé, le documentaire « James Dean, le nouvel homme ». Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Journaliste Temps de lecture: 3 min

Trois grands films, une fin tragique et une légende à tout jamais, consacrée à travers des centaines de livres, biographies, témoignages, des milliers d’articles, essais, analyses, et chez nous francophones, une chanson signée Michel Berger et Luc Plamondon, interprétée par la Québécoise Diane Tell, morceau titulaire d’un opéra-rock éponyme joué en 1990 dans l’ombre de « Starmania ». Jimmy fut le surnom de James Dean, le plus grand feu follet de l’histoire du cinéma, le symbole d’une autre Amérique, d’un autre « rêve américain ». La planète entière reconnaît cette photo où on le voit déambulant sous la drache le cou engoncé dans un gros manteau, les mains enfoncées dans ses poches, cigarette au bec. La couverture de « Life ».

Disparu à 24 ans, Dean a laissé un héritage au-delà de ce dont lui-même rêvait. Fou, foldingue, emblématique, héraldique. Le blason d’un mystère que tente d’élucider le documentaire que diffuse ce vendredi soir La Trois. Un vrai film au sens artistique, fruit de l’expérience de monteur hors pair devenu réalisateur, le français Cyril Leuthy dans une production Arte d’une heure. Un délai très court et pourtant parfaitement ciblé sur son focus, par un gaillard auquel on devait déjà d’admirables « portraits » des Barbara (« Chansons pour une absente », 2017), JP Melville (« Le dernier samouraï », 2020), Maurice Chevalier (2021), JL Godart (2022), et Jean-Pierre Léaud (2024), tous présentés avec succès. La question est « qui était le vrai James Dean ? » et la réponse est qu’on lui a volé son âme. Que de paradoxes. Dès son plus jeune âge, sa maman voit en lui un futur artiste et l’initie à la musique, la danse, le théâtre, en contraste avec son quotidien de « bouseux de ferme » !

Le décès prématuré de cette maman « pygmalionne » » coïncide avec l’abandon du père, mais heureusement, le gamin tient bon. Et finit par débarquer aux portes d’un Hollywood qui lui restent longtemps fermées, quoique… très légèrement entrouvertes. Comment lever le voile sur la vraie personnalité d’un acteur qui se voyait déjà metteur en scène au moment où sa passion pour la course automobile lui ôta la vie ? Les copains d’alors témoignent tour à tour, autant que les stars, avec en point d’orgue le témoignage ultime de Liz Taylor, sa partenaire dans le fantastique « Giant » de George Stevens sorti post-mortem. Après « À l’est d’Eden » d’Elia Kazan et « La fureur de vivre » de Nicholas Ray. « Le nouvel homme » ? En réalité, le premier « ado » au micro de cette Amérique au devenir anticonformiste et today anti… Trump.

« James Dean, le nouvel homme », 20h30, La Trois.

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