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Ce soir, José Garcia incarne Monsieur Devarseau dans « Le panache ». Retrouvez également les étoiles de Dominique Deprêtre.
Par D.D.
Temps de lecture: 2 min

Jennifer Devoldère est de celle qui connaît ses classiques. Avec ce « Panache », on a droit à une nouvelle version tragi-comique du fameux « Cercle des poètes disparus » qui a fait de Robin Williams une légende inversement proportionnelle à son « carpéééé dièèèèèm » tout en réaffirmant le formidable éclectisme de Peter Weir, le père australien des « Witness », « Truman Show » et autre « Master and Commander ». Ce « Cercle » est considéré comme l’un des meilleurs films de tous les temps et tous pays confondus. Voici donc en piste Monsieur Devarseau, professeur de français certes émérite et charismatique, mais aux méthodes agaçant la totalité de ses collègues, et en… principal la directrice de l’établissement. Tou(te)s pètent un câble car sa classe n’arrête pas de faire du boucan. Le vase déborde lors d’une improvisation dans la cour de récré. Ses élèves sortent avec pour devoir d’imiter les poules avec cris et gestes. Toute l’école s’interrompt pour se poster aux fenêtres et envoyer des papiers chiffonnés en guise de moqueries. Devarseau fait l’ignorant, aggravant par là même son cas. Il y a pourtant pire. En guise de travail de fin de trimestre, il fait improviser un « Cyrano de Bergerac » avec un bègue et un travesti ! Le bègue, c’est Colin et sa maladie est de naissance du moins selon sa mère et sa grand-mère. Colin est surtout révolté, enferré dans une logique négative depuis une expérience malheureuse survenue deux années auparavant. Il veut changer, et attire l’attention particulière de son « prof pas comme les autres ». Le travesti n’est autre que son meilleur ami Maxence. Ils s’adorent en tout bien tout honneur. Personne n’y croit sauf les deux intéressés et l’enseignant, jusqu’au jour de la représentation…

En choisissant José Garcia pour incarner le fauteur de troubles, Devoldère savait pertinemment ce qu’elle faisait. Toutes proportions gardées, le tout jeune sexagénaire parisien d’origine franco-espagnole est lui aussi humoriste à la base ayant gagné ses lettres de noblesse. Dans le rôle, il véhicule un humour pince-sans-rire de haut vol, privilégiant l’émotion. Jusqu’à un « Adieu, monsieur le professeur, on ne vous oubliera jamais » on ne peut plus allégorique. Aure Atika, Vittoria Scognamiglio et les jeunes Joachim Arseguel et Tom Meusnier donnent leur change. Ah oui, on l’aurait presque oublié : la pièce à la base du film qui s’intitule « Dans la peau de Cyrano » est de Nicolas Devort, lui aussi acteur, dramaturge et… metteur en scène, ayant quitté son Lyon natal pour Paris et son cours Florent.

« Le Panache » 20h20, La Une.

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