Accueil Actu Stars

7 choses à savoir sur David Goffin

Le meilleur joueur belge de l’histoire a disputé son dernier match au BNP Paribas Fortis European Open de Bruxelles. À bientôt 36 ans, l’ancien 7e mondial referme dix-sept ans de carrière.
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 4 min

1. Dernière danse

Bruxelles s’imposait pour « dire au revoir au public ». Parents, épouse, amis : tous ceux qui l’ont porté durant sa carrière ont garni les tribunes du Palais 12 de Brussels Expo. Avant d’entrer en piste, il ne savait pas trop à quoi s’attendre : « Il y a des choses que je ne peux pas contrôler (…). Je veux me laisser porter. » Tombé à la 657e place mondiale, il a gagné son premier tour, le 21 octobre, s’écroulant au sol en larmes. Le lendemain, l’Américain Alex Michelsen (37e mondial) a écrit le dernier chapitre du parcours pro de David Goffin. Rideau.

2. Flamme vacillante

Revenu dans le top 50 l’an dernier, il est rattrapé par deux blessures, à la voûte plantaire puis au genou. Au printemps 2026, il annonce sa retraite à venir. Rude contrecoup : « Quand on prend la décision d’arrêter, il y a quand même une petite flamme qui s’éteint à l’intérieur. » Suivent sept tournois, souvent écourtés. Roland-Garros la ranime un peu : un tour de qualifications gagné devant un court Lenglen plein. Et une émotion qui déborde enfin : « Là, c’est sorti tout seul. »

3. Émotions verrouillées

Ces émotions, il les a longtemps cadenassées. Avec les réseaux sociaux, il se sentait « presque espionné ». En interview, une règle : « Tant que je reste lisse, tout va bien se passer. » En pleine ascension, il se disait déjà enclin à « vivre caché ». D’où la caricature d’un joueur « mou et pleurnichard », selon « Le Soir ». « Ça ne m’a jamais touché », jure-t-il. Lui revendique un autre reflet : « J’aime l’image de gendre idéal. C’est plutôt ma personnalité. » Habitué aux triomphes de Clijsters et Henin, le public belge s’est sans doute montré trop dur avec lui, sans toujours mesurer qu’il tenait là le plus grand joueur masculin de son histoire tennistique. Moins tape-à-l’œil ou charismatique que d’autres figures du circuit, mais ô combien apprécié de ses pairs.

4. Petit frère

Lancé sur la terre battue à 5 ans, il marche dans les pas de son père et de son frère Simon, de deux ans et demi son aîné. Dans la cave familiale, la table de ping-pong sert de ring. Le court de tennis ensuite. Jusqu’à 14 ans, Simon y reste le plus fort. Puis tout s’inverse. L’aîné ne s’en laisse pas conter : « Il a profité de son expérience et de sa force pour me pourrir. » Timide, David Goffin a peiné à se fondre dans une équipe, au foot ou au handball. Le tennis, sport individuel ? Ça, c’était pour lui !

5. Poids plume

Repéré à 9 ans, il entre au tennis études à 11 et intègre le top 10 mondial juniors à 16. Sa puberté tarde. Il se construit entre 18 et 21 ans, et sait qu’il ne va pas « devenir un Rafael Nadal » en puissance. Pro dès 2009, sans le gabarit ni le service des cogneurs, il mise sur sa vitesse, son explosivité, son retour. Œil vif, métronome de fond de court. Sans le tennis ? Il se serait bien vu ostéopathe.

6. Tombeur de légendes

En novembre 2017, il devient 7e mondial, premier Belge à entrer dans le top 10. La même année, il est finaliste des Masters et Sportif belge de l’année. Son palmarès : six titres ATP, quatre quarts de finale en Grand Chelem, deux finales de Coupe Davis. À son tableau de chasse, le « big four » : Federer, Nadal, Djokovic, Murray. Jamais il n’atteindra les demis en Grand Chelem. « J’ai compris que je ne pourrais pas atteindre leur niveau », dit-il au « Soir ».

7. Vœu exaucé

À 26 ans, il confiait : « Ce serait bien si un jour mon enfant (…) pouvait me voir jouer. » Avec Stéphanie Tuccitto, son épouse, ce fut un « coup de foudre réciproque ». Emma est arrivée il y a deux ans. « Sans elle, j’aurais peut-être arrêté plus tôt. » Il a prolongé pour qu’elle « vive la vie de son papa ». L’après ? Du temps en famille. Puis, un jour : « Rendre au tennis ce qu’il m’a donné, en complétant par exemple le staff de Coupe Davis (…). » D’abord, place au marathon de Florence fin novembre, au golf, au padel et au ski, enfin « sans avoir peur de me blesser ».

L'actu en vidéo

 

Aussi en Stars

Voir plus d'articles

À la Une