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« Nous ne laissons aucune place à l’approximation » : immersion avec la Brigade anti-banditisme

Deux ans d’immersion avec la Brigade anti-banditisme de Bruxelles-Ouest, une unité spéciale qui traque les trafiquants de drogue, d’armes ou d’êtres humains. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Sébastien Van Malleghem (texte et photos)
Temps de lecture: 3 min

Pendant deux ans, j’ai suivi les unités d’appui spécialisé de la zone de police Bruxelles-Ouest, ou Brigade anti-banditisme (BAB). J’ai accompagné ces policiers des dizaines de fois depuis 2024, de nuit comme de jour, lors de perquisitions, d’interpellations, de fouilles, d’exercices et de missions de sécurisation. Des quartiers les plus pauvres aux quartiers résidentiels de la zone Molenbeek, Jette, Ganshoren, Berchem-Sainte-Agathe, Koekelberg. Ces unités interviennent contre des réseaux actifs dans le narcotrafic, le trafic d’armes, les vols à main armée, la contrefaçon, le trafic de véhicules, la traite des êtres humains… Vous ne verrez pas les visages des membres de la BAB, qui doivent travailler anonymement. Leurs identités sont protégées en raison des risques de représailles, vu la dangerosité du milieu au sein duquel ils opèrent. Pour communiquer à voix haute sur le terrain et ne pas être reconnus via la radio, ils utilisent des surnoms (Ninja, Mushu, Enzo, Sneak, etc.) et interviennent encagoulés.

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