Programme télé de ce dimanche 1er novembre : notre sélection

À ma droite Sekou, d’origine sénégalaise, vivant en métropole depuis une quinzaine d’années. Plus « devenu français que ça tu meurs ». Il est même le plus vendeur dans sa société de… vente. Le « Black » qui a réussi, néo-Parigot. Marié à Nora. Le bonheur total. À ma gauche Adrien, Alsacien de souche vivant depuis des lustres… au Sénégal, où il exploite une guinguette qui marche du tonnerre avec sa compagne autochtone Aminata. Un parfait Sénégalais blanc, quoi. Tout s’effondre quand les autorités de Dakar s’aperçoivent que le visa du gaillard n’est plus en règle. Retour en… métropole par le premier vol. Ah oui : Sekou et Adrien sont cousins par alliance. Et sous couvertures familiales réciproques, le second compte sur le premier pour l’aider à remplir ce qu’il croit n’être qu’une formalité. À la suite d’invraisemblables quiproquos, ils vont devoir échanger leurs identités. Voilà donc Adrien en démarcheur sous la houlette de Sekou en « stoemelings » comme on dit en Belgique, dans une expression désormais admise au « Dico en ligne » du sacro-saint Robert…
Au départ d’un script coécrit par Sarah Kaminsky et Kamel Guemra, Ludovic Bernard est à la barre. Tout sauf un inconnu, et pas du trio Légitimus, quand on sait qu’il a été un assistant réalisateur hors pair des Noémie Lvovsky, Richard Berry, Jean-Paul Salomé, Diane Kurys, James Huth, Olivier Doran, Jean-François Richet, Guillaume Canet, Philipe Lefebvre, Luc Besson, Olivier Megaton et même Barry Sonnenfeld ! Son premier passage vers la caméra principale remonte déjà à près de dix ans et la mémorable « Ascension », avec Ahmed Sylla en « Tocard sur le toit du monde » selon l’autobiographie de Nadir Dendoune dans l’ascension de l’Everest ! Ce Bernard-là est ensuite passé par « Mission Pays basque », la série « Lupin » pour Netflix » et les deux « Dix jours sans Maman ». Avec « Ici et là-bas », il passe un cran au-dessus, niveau ambition. Et… ça n’a pas vraiment marché avec seulement un brin au-dessus des 150.000 entrées après un démarrage trop tonitruant. Dieu sait pourquoi. Dès le départ, pourtant, tout était dit avec le bataclan TF1 faisant donc démarrer la grosse machine télé dès ce dimanche soir. Qu’a-t-on au juste reproché au titre de ce drôle de « Paris-Dakar » n’étant pourtant pas piqué des hannetons ? Une surabondance de clichés et un manque de discernement dans le traitement d’un racisme trop primaire. Flanqué d’un Hakim Jemili ayant suivi les traces d’Artus, Ahmed Sylla est simplement égal à lui-même. Les Ériq Ebouaney, Annelise Hesme, Philippine Delaire et autre Florence Muller ont suivi le jeu…








