L’émotion de Raphaëlle Ricci de retour au château de la « Star Academy »

On ne sait pas comment Mosimann ou la production ont réussi à la convaincre, mais Raphaëlle Ricci était de retour au château de la « Star Academy », 18 ans après sa dernière participation en 2008. Lydia Bouchard, prof d’expression scénique cette année, lui a cédé sa place de façon de exceptionnelle pour le « débrief » du dimanche, qui consiste à passer en revue les prestations de la veille avec les élèves. L’invitation a été lancée à l’occasion d’une semaine dont le thème sera les 25 ans et les gagnants du programme, rapporte La Voix du Nord.
Elle est arrivée « émue à 400 % » à Dammarie-les-Lys, selon ses mots. « J’ai l’impression d’être dans une maison que j’ai habitée quand j’étais enfant, c’est très déroutant » a-t-elle expliqué aux élèves, constatant les changements de volumes et de décors.
C’est pendant la pause, qu’elle s’est un peu livrée aux candidats, évoquant des « moments extraordinaires » durant les 6 saisons où elle a été un pilier du programme, et beaucoup de « bons souvenirs » dans cet endroit. Elle également souligné que son rôle n’était « pas toujours facile, pas toujours agréable », car elle se devait de « pointer ce qu’il fallait améliorer et améliorer vite. » Mais « si c’était à refaire demain, je referais » a-t-elle affirmé.
Elle n’y allait par quatre chemins pour ça, et a fait sa réputation sur un franc-parler parfois un peu trop débridé, qui régalait les téléspectateurs mais pouvait être compliqué à gérer pour les élèves. Un ton que beaucoup de fans de l’émission regrettent aujourd’hui, alors que la bienveillance est le maître mot et que les profs prennent parfois beaucoup de pincettes pour dire les choses.
« Ça va être long 2 heures et demie »
« J’ai bien regardé hier. Des fois, j’ai eu un peu de sang qui a coulé de mes oreilles » leur a-t-elle dit en préambule. « Je vous avoue que quand j’ai vu l’hymne, je me suis dit ‘’ça va être long 2 heures et demie’’ » leur a-t-elle aussi lancé, laissant penser qu’elle allait les découper en petits morceaux. Mais ce débrief a été très constructif, elle a su être franche tout en restant douce : « Je ne suis pas là pour faire mal ».
En venant débriefer les élèves, « Raphie » leur a sans doute fait beaucoup de bien. Fidèle à elle-même, elle a mis le doigt sur des défauts et des choses à travailler, sans tourner autour du pot, mais de manière beaucoup plus apaisée qu’à l’époque. La bienveillance était présente, sans que cela l’empêche de pointer ce qui devait l’être : les moments où ça a chanté faux, où ça a manqué d’interprétation, de « profondeur » ou de « nuances »…
Mais surtout elle leur a délivré des conseils précieux sur la gestion des émotions, des problèmes techniques et sur l’interprétation : « Des problèmes vous en aurez tout le temps (…) On se fiche qu’il y ait un escalier, que tu sois mal dans tes pompes, que t’aies un problème avec ton pantalon… Il faut être juste et percutant dès la première phrase. » Pour elle, le fil rouge, c’est « raconter des histoires ». « Faites correspondre ce que vous dites et ce qu’on voit », leur a-t-elle dit, ainsi que : « Faites coller l’intention à ce que vous racontez ».
Un débrief avec « Mamie Raphie » (« avant j’étais Tata Raphie », a-t-elle plaisanté) qu’ils n’oublieront pas.
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