Stromae : « Je perds la boule »

Stromae : « Je perds la boule »

En compagnie de Karl Lagerfeld, le chanteur belge ne semble plus trouver de plaisir dans sa célébrité. Lorsque le célèbre couturier lui demande s’il aime encore se produire en concert, Stromae relativise : « J’ai aimé mais plus maintenant. J’en ai fait trop. 210 en deux ans, c’était trop. » Trop et trop vite peut-être, lorsqu’il repense au succès fulgurant de son morceau « Formidable », Paul Van Haver, de son vrai nom, rappelle que Jacques Brel n’aimait plus la chanson « Ne me quitte pas » à la fin de sa propre carrière, comparaison bien choisie pour celui que l’on surnommait le nouveau Brel belge.

« J’aime encore mes chansons mais je n’ai plus trop envie de les chanter. (…) Le plus important aujourd’hui, c’est que je sois bien avec moi-même. » déclare-t-il. Le chanteur est également revenu sur ses récents problèmes de santé. « Généralement, mes journées commencent à midi. J’écris la nuit. Pour être honnête, j’ai été hospitalisé, donc là, je suis encore un peu sous traitement, et c’est pour cela que je me réveille tard. J’ai fait une réaction au Lariam, un antipaludique, super grave. J’ai fait une décompensation psychique. Je perds la boule complètement. C’est vraiment pas chouette. J’ai fait une rechute il n’y pas longtemps. Alors je ne m’impose pas d’horaire compliqué. »

Et quand Karl Lagerfeld lui demande quels sont les symptômes, Stromae répond simplement : « Ça tourne dans la tête, et on a de grosses crises d’angoisse. »

Actuellement en convalescence, son quotidien est chamboulé. Il y a deux ans, à peine, Stromae enflammait 20 000 personnes à New York, au Madison Square Garden, apothéose d’une tournée triomphale dans le monde.

 
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Signé Stéphane Bern