Les hommes (aussi) peuvent simuler l’orgasme.

Les hommes (aussi) peuvent simuler l’orgasme.

C’est généralement au sexe féminin que l’on associe la simulation orgasmique et s’il est vrai que les femmes peuvent feindre la jouissance, elles ne sont pas les seules. Les hommes peuvent également le faire. Et bien plus souvent qu’on ne le croit !

Une enquête menée par TNS Sofres avançait même le pourcentage de 69 % de simulateurs! En décembre 2015, l’institut de sondage interrogeait par internet quelque 9000 célibataires hommes et femmes pour apprendre qu’une grosse majorité des hommes, près de 70 %, avaient déjà simulé le plaisir lors de la première relation sexuelle avec un nouveau partenaire ! Le pourcentage paraît énorme mais il est confirmé – non dans cette proportion – par une étude publiée en 2010 dans le Journal of Sexual Research. Charlène Muehlenhard, professeur à l’Université du Kansas y expliquait que pas moins de 25 % des 180 étudiants masculins interrogés avaient dit feindre parfois l’orgasme et pas seulement lors de la pénétration vaginale mais également lors d’une fellation ou d’une masturbation. Un pourcentage qui approche celui de l’enquête de Time Out. En 2014, le magazine américain sondait une centaine de personnes dans les rues de New York pour apprendre que 30 % des hommes avaient parfois des « faked orgasms ».

Mais pourquoi ces hommes simulent-ils ?

Charlène Muehlenhard a demandé à ses 180 jeunes participants pourquoi ils avaient simulé le plaisir et les réponses se sont révélées aussi pragmatiques que psy : mettre tout simplement fin au rapport sexuel, ne pas blesser les sentiments de la partenaire et ne pas lui déplaire. La sexologue Léa Seguin de l’Université de Québec à Montréal s’est elle aussi intéressée aux « faked orgasms » et aux raisons de ces simulations, interrogeant pas moins de 230 hommes âgés de 18 à 29 ans qui avaient reconnu avoir déjà feint la jouissance avec leur partenaire actuel au moins une fois. Ceux-ci ont dit même simuler dans environ un quart des rapports sexuels, le plus souvent pendant les relations sexuelles vaginales. Ces hommes ont expliqué leurs comportements en disant qu’ils manquaient d’expériences sexuelles, qu’ils avaient fait un mauvais choix de partenaire, qu’ils avaient perdu le désir et n’avaient plus de satisfaction sexuelle. L’alcool était aussi invoqué. Mais ce que son étude publiée en 2016 dans la revue Sexual and Relationship Therapy mettait aussi en évidence, c’est que ces hommes feignaient la jouissance pour faire plaisir à leur partenaire et améliorer par là leur entente et satisfaction commune. Ils reconnaissaient d’ailleurs que ces simulations leur permettaient de conserver confiance en leurs capacités sexuelles. Ils n’étaient pas fragilisés de ne pas avoir joui.

Sans nul doute, ces simulations sont-elles dues à une conception réductrice de la virilité. Un homme véritable se doit de bander et de jouir, croit-on. Tout comme il est partout dit et répété – à tort – que la sexualité masculine est facile et mécanique alors qu’elle est aussi influencée par des facteurs psys, relationnels, éducationnels… Sans doute aussi ces simulations orgasmiques traduisent-elles des visions simplistes des rapports sexuels qui doivent obligatoirement passer par la pénétration, la jouissance et l’éjaculation. La rencontre sexuelle est bien davantage. De plus, c’est en enlevant la pression du coït que le plaisir peut revenir…

 
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Signé Stéphane Bern