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Controverse pour Cyprien: il fait partie d’une commission qui lui a accordé 50.000 euros

Les faits sont implacables. Néanmoins, l’affaire mérite que l’on revienne sur les circonstances qui ont permis cette attribution.

Temps de lecture: 2 min

Un internaute a enquêté. « L’élite voit tout », le pseudo Twitter utilisé par celui qui a déniché cette affaire, accuse le youtubeur-star français Cyprien de « conflit d’intérêts ». Il a épluché des documents publics et découvert que Cyprien avait reçu 50.000 euros de la part d’une commission du « Fonds d’aide aux créateurs vidéo » sur internet. Une commission composée de plusieurs membres, dont Cyprien lui-même. Il pourrait donc être « juge et partie ».

Vague d’indignation

L’affaire semble bien mal embarquée pour le youtubeur. Cette commission, créée en 2017 et qui se réunit cinq fois par an, alloue des budgets aux candidats qui retiennent leur attention. Cyprien est normalement l’une des personnes en charge de l’attribution de ces subventions. Le jour où les 50.000 euros lui ont été accordés, il ne siégeait pas dans le jury. Un #CyprienLeaks a depuis inondé les réseaux. Le post Twitter initial a été partagé à plus de 5.500 de reprises.

Un problème récurrent…

Légalement, il est interdit à un membre d’une commission de siéger pour débattre d’une subvention qui le concerne. Cyprien ne peut donc être accusé de conflit d’intérêts. « Sous prétexte que j’ai une chaîne populaire sur Internet, il ne faudrait pas que j’aie droit de demander des aides ? Une humoriste inconnue a eu la même aide que moi, mais là ça ne pose pas de problème. J’essaie de créer du contenu, ça peut ne pas plaire à tout le monde mais je fais de mon mieux », a dit Cyprien à nos confrères du Monde. Le youtubeur s’est également exprimé sur Twitter. Même son de cloche du côté de la CNC, l’organisme qui encadre la commission d’aide aux créateurs vidéo.

… Sans réelle modification

D’un point de vue strictement légal, Cyprien n’a donc rien à se reprocher. D’un point de vue éthique, c’est une autre affaire, comme pointé sur les réseaux. Toujours est-il que le CNC est dans la ligne de mire de la Cour des comptes française depuis plusieurs années, comme le note Libération  : « Le renouvellement des membres des commissions d’attribution des aides n’est pas pleinement satisfaisant et ces derniers peuvent parfois être ‘juges et parties’ au sein de ces instances. Le CNC s’est engagé à limiter, dans certains cas, le nombre de mandats effectués ». Une remarque qui avait été publiée en 2012. Depuis, rien n’aurait donc vraiment changé.

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