Accueil Actu Soirmag

La star médiatique des «Gilets jaunes» payée 2.600 euros net sans travailler depuis 10 ans (vidéos)

Cela dure depuis dix ans. Depuis que l’information est sortie dans les médias français, Jean-François Barnaba s’en est expliqué.

Temps de lecture: 2 min

Sur les plateaux de télé ou aux micros des radios françaises, difficile de le rater. Jean-François Barnaba est partout. Il multiplie les interventions publiques, au nom des « Gilets jaunes », et permet au mouvement populaire de gagner en sérieux tant il maîtrise l’art du discours et les subtilités de la politique. Oui mais ! Parce qu’il y a un mais. Depuis le 5 décembre, l’homme de 62 ans est au centre d’une vive polémique, déclenchée par L’Obs notamment.

« Une très dure épreuve »

Le média français a découvert que ce porte-parole des « Gilets jaunes » touche 2.600 euros net par mois, alors qu’il ne travaille plus depuis le 31 décembre 2008. Il est payé en tant que fonctionnaire territorial et possède un statut de « fonctionnaire momentanément privé d’emploi ». De l’argent public, versé tous les mois depuis dix ans par un organisme lié au Conseil départemental de l’Indre.

Depuis que l’affaire a été rendue publique, Jean-François Barnaba s’en est expliqué. Notamment au micro de France Bleu Berry. Il assure s’être mis sur le côté en 2008 et depuis ? « Je n’ai pas de poste à proprement parler… Et je n’ai reçu aucune offre depuis dix ans », révèle-t-il. « Ça m’a énormément marqué de me retrouver progressivement désocialisé, ça a été une très dure épreuve ».

« Un reste à vivre de 800 euros »

Dans les médias, Jean-François Barnaba n’a jamais nié sa rémunération. Le 3 décembre dernier, il évoquait son salaire de 2.600 euros net au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC : « J’ai une feuille de paie de 2.600 euros nets. Avec toutes les charges, j’ai un reste à vivre de 800 euros ». Le fervent défenseur des « Gilets jaunes », désormais décrié au sein de son mouvement, avait omis de dire que pour toucher cette somme, il ne travaillait plus depuis dix ans.

Pour le principal intéressé, cela ne change rien au fond du problème, comme il le confirme auprès de nos confrères de France Bleu : « Ce qui compte c’est le reste à vivre. J’ai sept enfants dont trois à charge et un reste à vivre de 800 euros. Je suis locataire, ma maison a été l’objet d’une vente judiciaire, je n’ai rien ».

Notre sélection vidéo
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une