Qui sont les femmes infidèles?

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Les femmes volages ont toujours eu mauvaise réputation. C’est que leur fidélité a été un élément essentiel des sociétés patriarcales qui s’appropriaient ainsi leur fertilité et assuraient aux hommes la paternité des enfants ! Être certain que la femme porte votre progéniture et non celle du voisin, telle a été l’obsession masculine depuis des millénaires. Et tout a été imaginé pour s’assurer l’attachement des femmes : de l’excision au mariage en passant par le voile, le harem, la burqa sans oublier l’idéalisation d’une femme madone altruiste et peu sexuée. De même tout a été mis en place - le pire également - si cette femme avait le malheur de trahir son époux : lapidation, noyade, fouet, cheveux rasés, mise au couvent, peine de prison pour le code Napoléon de 1810…

Les choses ont changé heureusement. Les femmes ont remporté certaines victoires dans leur combat pour l’égalité et la sexualité a fait sa révolution, permettant désormais aux deux membres du couple – et plus seulement aux hommes – de vivre leurs plaisirs. De plus l’adultère n’est plus une faute pénale (en Belgique) même s’il a toujours des conséquences dans un divorce puisque la personne qui a commis l’adultère et demande une pension alimentaire, risque de ne pas l’obtenir.

Infidélité féminine toujours plus mal perçue

Pourtant en ce troisième millénaire débutant, l’infidélité n’est toujours pas perçue de la même façon que l’on soit homme ou femme, comme le montre l’enquête menée par l’Ifop à la demande de Gleeden.com. Pour son dixième anniversaire, le 1er site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes voulait faire le point sur une pratique qui transgresse les préceptes moraux pesant traditionnellement sur la sexualité féminine et savoir comment l’infidélité est aujourd’hui perçue, pratiquée et vécue par la gent féminine des principaux pays européens. L’enquête réalisée auprès de 5 000 Françaises, Italiennes, Espagnoles, Allemandes et Britanniques a permis de dresser à la fois la carte de l’infidélité féminine en Europe mais aussi le profil type de la femme infidèle et par extension, celui des hommes ayant le plus de chances d’être trompés… Et ce que l’on découvre a de quoi surprendre.

Une femme sur trois a déjà trompé son conjoint

Tout d’abord on constate que pas moins de 36 % des femmes interrogées ont eu dans leur vie un rapport sexuel avec une autre personne que leur conjoint. La palme revient aux Allemandes (43 %), suivies par les Françaises (37 %) et les Anglaises (33 %). Des pourcentages qui ne cessent d’augmenter puisqu’en 1971, 10 % des Françaises avouent avoir eu une relation extraconjugale et 33 % en 2016. Mais les femmes sont cependant bien loin derrière les hommes puisque 30 % des Français reconnaissent avoir été infidèles en 1970 et 49 % en 2016.

Ces femmes estiment aussi que leur comportement infidèle est plus critiqué que celui des hommes car pas moins de 76 % des femmes interrogées estiment que dans la société, les gens sont plus choqués quand dans le couple, c’est la femme qui trompe… Et oui, notre époque n’est pas aussi émancipée et égalitaire qu’elle prétend l’être.

Une sexualité féminine plus romantique

« La persistance de ce clivage entre les deux sexes est avant tout le produit d’une socialisation sexuelle très genrée au travers de laquelle la plus grande « romantisation » de la sexualité féminine empêche les femmes de dissocier aussi facilement que les hommes sexualité, affectivité et conjugalité. Le fait que l’écart avec les hommes soit plus grand dans les pays méditerranéens est sans doute le signe que ce clivage est aussi la conséquence d’un plus grand contrôle social sur les comportements sexuels des femmes. Enfin, il faut aussi intégrer le fait qu’au fil des années, on observe souvent un plus fort désinvestissement des femmes dans la sexualité -liée notamment à la parentalité et à l’inégale répartition des tâches domestiques -qui peut accroître les différences entre désir féminin et masculin. » analyse François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » à l’Ifop.

Belle et infidèle

Mais le plus intéressant à relever dans cette vaste étude est la nature des facteurs contribuant le plus à l’infidélité. L’enquête a montré que le physique de la femme influence le comportement. La proportion de femmes infidèles avec leur compagnon actuel est plus élevée quand les femmes ont un indice de masse corporelle inférieur à la normale (24 %), se trouvent « très jolies » (27 %) ou s’estiment plus belles que leur conjoint (22 %).

Insatisfaite dans son couple et sa sexualité

L’insatisfaction sentimentale et sexuelle constitue l’autre facteur déterminant si l’on en juge par la proportion élevée de femmes infidèles avec leur partenaire actuel parmi celles qui se disent insatisfaites de leur vie sentimentale (21 %) et notamment chez celles ayant pas ou peu d’affection pour leur conjoint (24 %). Celles qui sont insatisfaites de leur vie sexuelle (22 %) sont deux fois plus nombreuses que celles qui sont très épanouies dans l’intimité (11 %). De même les femmes qui jugent leur partenaire attentif à leur plaisir ne sont deux fois moins nombreuses à tromper : 13 % contre 20 chez celles qui trouvent leur conjoint non attentif.

Diplômée et cultivée

Le capital social et culturel influe aussi avec des taux plus élevés parmi les femmes les plus diplômées (16 %) ou les plus élevés dans la hiérarchie sociale : 19 % parmi les classes supérieures, soit deux fois plus que dans les classes populaires (10 %). Cela peut s’expliquer par le fait que leur statut les rend moins sensibles au « qu’en dira-t-on » mais également au fait que leur milieu social et professionnel leur offre plus d’opportunités de rencontre. Bouger, voyage pour le boulot permet d’avantage de rencontres et d’opportunités qu’une semaine passée à bosser dans une usine.

Citadine

Le lieu de résidence apparaît également comme un facteur favorisant la fidélité au regard de la proportion plus élevée de femmes infidèles chez les Françaises vivant dans les centres-villes des grandes agglomérations (20 %) par rapport à celles vivant en milieu rural (10 %). Les villes offrent non seulement des possibilités de rencontre plus grandes mais elles garantissent en même temps un certain anonymat et une grande liberté d’action. Et puis les grandes villes ont bien davantage que les campagnes des personnes qui, cumulent formations, capitaux culturels, aisance financière et forte sociabilité professionnelle.

Peu aidée dans les tâches ménagères

Enfin, il est intéressant de noter que les Françaises trompent d’autant plus leur conjoint quand ce dernier ne participe pas aux tâches ménagères : la proportion d’infidèles étant trois fois plus élevée chez les Françaises en faisant beaucoup plus que leurs partenaires (17 %) que chez celles en faisant moins que leur conjoint (10 %).

Pour résumé, le profil type de la Française infidèle serait avant tout celui d’une femme dotée d’un certain capital esthétique, social et culturel, évoluant plutôt en milieu urbain et pour laquelle les aventures extraconjugales constituent un substitut à une vie de couple défaillante sur le plan sentimental et sexuel… À bon entendeur…

«  Étude Ifop pour Gleeden.com réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5 026 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. »

 
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