Floride: pour faire fuir les sans-abris, un maire diffuse en boucle la chanson «Baby Shark»

Belgaimage
Belgaimage

« Baby Shark » et « Raining Tacos » : si vous connaissez ces chansons pour enfants, vous savez sans aucun doute à quel point elles peuvent être énervantes et rester en tête toute la journée après les avoir entendues. En Floride aux États-Unis, le maire de la commune de West Palm Beach, Keith James, a décidé d’utiliser cela à son avantage en diffusant ces chansons en boucle jour et nuit, dans le but… d’éloigner les sans-abris du front de mer, rapporte la BBC. Non ce n’est pas une blague. Le maire de la commune assume totalement et avoue avoir choisi ces morceaux « parce que plus vous les écoutez en boucle, plus ils deviennent insupportables ».

Les agents de la ville espèrent ainsi agacer et dissuader les SDF de rester longtemps au même endroit. Toujours selon le maire, des « restes désagréables  », tels que des excréments humains, ont été trouvés dans les environs. « Lorsque les gens paient un bon prix, ils devraient pouvoir profiter de l’installation pour laquelle ils paient  », a déclaré Keith James, en ajoutant qu’il était important de garder la zone en « parfait état ».

Cruel

Pour les associations de défense des personnes sans-abris, cette mesure est bien sûr cruelle et inimaginable. « Ce sont des gens qui sont déjà dans une situation désespérée. Les chasser avec une musique assourdissante est tout simplement inhumain et vraiment choquant. Mais la solution n’est pas de chasser ces gens en rendant leur vie encore plus misérable. La solution est de travailler ensemble pour créer de vraies alternatives  » a déclaré Maria Foscarinis, directrice du centre national de la pauvreté et des sans-abris.

Sourd aux critiques, le maire de West Palm Beach se dit quant à lui « fier » de la diminution de SDF sur son territoire, avec une « réduction de 24 % par rapport à l’année précédente  », la commune comptant actuellement 354 personnes sans domicile.

 
  • Le prince Laurent bientôt indemnisé

    L’obstination de Laurent devrait finir par payer. Le Prince est dans son droit. C’est au monde politique de suivre.

    Reconnu dans ses droits à cinq reprises par la justice dans son procès contre la Libye, le frère du Roi se bat depuis 2014 pour récupérer les 48 millions d’euros dus. Le dossier doit se débloquer ce vendredi 22.

Signé duBus
Signé Stéphane Bern