À Bruxelles, Valentin s’allie à la police pour déjouer la vente d’un singe sur un site de seconde main (vidéo)

Photo d’illustration. Un tamarin aux mains rousses âgé d’un mois.
Photo d’illustration. Un tamarin aux mains rousses âgé d’un mois. - BelgaImage

3.800 euros pour un tamarin aux mains rousses, âgé de deux mois seulement. C’est l’annonce sur laquelle Valentin est tombé le jeudi 1er août, en surfant sur le site de petites annonces 2ememain. Ce n’est pas la première fois que cet internaute repère une vente de singe sur ce site de vente en ligne. Mais, comme il le précise auprès de RTL, la plupart du temps il s’agit d’arnaques, d’autant plus si le primate est à donner : « Les voleurs se font de l’argent : les gens payent la livraison mais rien n’est livré ».

>Reportage dans un sanctuaire qui récupère les primates meurtris ; là où les singes retrouvent la banane

Cette fois, les choses sont différentes. Le prix de départ pour le tamarin aux mains rousses est de 3.800 euros. Valentin flaire la vente réelle et contacte les annonceurs pour tenter de démêler le vrai du faux et, bien sûr, les piéger. Les vendeurs lui envoient des vidéos du petit singe dans un appartement, attestant de son existence. Un échange téléphonique a lieu : « Quand je lui ai demandé si c’était une pratique autorisée, il m’a dit qu’il ne fallait pas de papier et que la vente de singe était interdite ».

« C’est une sorte d’écureuil »

Valentin n’a pas l’intention de débourser près de 4.000 euros. Son objectif ? Collaborer avec la police pour piéger les vendeurs. Il fixe donc un rendez-vous pour l’échange argent-animal. Et rencarde les forces de l’ordre. Le 1er août, il rencontre les receleurs – qui avaient, auparavant, pris soin de modifier l’adresse de la livraison, méfiance oblige. Tout cela se passe donc à Molenbeek, en plein cœur de la capitale, comme l’explique RTL qui dévoile l’histoire.

« Là, deux personnes sont arrivées sans le singe. Pour ne pas quitter la voiture et faciliter l’intervention de la police, j’ai dit que je ne voulais pas sortir alors que j’avais 4 000€ sur moi », explique Valentin. Un troisième homme dépose la cage dans le coffre. C’est alors que les policiers débarquent. « C’est une sorte d’écureuil », tente de minimiser l’un des trois larrons, qui se fera ensuite arrêter. Interrogée par RTL, la police confirme l’histoire et assure qu’un des trois receleurs va « être entendu par le parquet dans les prochains jours ».

Interdiction formelle

Rappelons tout de même que depuis 2009, il est interdit de détenir un singe en Belgique pour qu’il serve d’animal de compagnie. Les primates ne font pas partie de la liste positive établie et qui comprend notamment les chiens ou les chats. Force est néanmoins de constater que le trafic illégal d’animaux est rendu possible grâce à Internet. Toujours est-il que le tamarin en question a été saisi par la police, comme l’indique RTL, et placé dans un refuge avant d’être envoyé, plus que probablement, dans un sanctuaire des Pays-Bas.

 
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