6 chats sur 10 sont en surpoids

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Photo d’illustration - Belga Image

Ils nous attendrissent, sont parfois maladroits et occupent 80 % de l’espace de stockage de notre téléphone au moins, nous parlons bien de nos animaux de compagnie. Et dans ce cas-ci, des chats. Mais saviez-vous que jusqu’à 60 % d’entre eux étaient en surpoids, dont 27 % obèses ?

Selon le professeur Pet Food Myriam Hesta (UGent), ce constat est particulièrement problématique. Elle confie à Het Laatste Nieuws : « L’obésité en soi est une maladie, mais elle s’accompagne aussi d’un faible niveau continu d’inflammation qui fait que les animaux souffrent beaucoup plus rapidement d’autres maladies ». Parmi ces maladies, la spécialiste entend entre autres le diabète de type II : « Comme chez les humains, les chats obèses ont un risque beaucoup plus élevé de diabète de type 2 et ils doivent également suivre un régime et recevoir une seringue d’insuline deux fois par jour. Mais les chats peuvent aussi avoir des problèmes articulaires, commencer à boiter, avoir des problèmes de vessie et de peau et avec l’obésité morbide, ils peuvent aussi avoir du mal à se laver eux-mêmes ».

Selon le professeur, le poids de santé d’un chat se situe entre 3 et 4 kilos. « 5 kilos pour les très gros chats, sauf pour les races spéciales, comme le Maine Coon. Un poids supérieur à 5 kilos est trop dangereux ».

D’après Myriam Hesta, la malnutrition n’est pas la seule cause des quelques kilos en trop de nos matous : « Une alimentation trop riche en calories est bien sûr une cause importante d’obésité, mais aussi une mauvaise alimentation et un manque d’exercice jouent un rôle important. De nos jours, la vie de beaucoup de chats consiste simplement en une répétition de siestes et de repas. Alors le risque d’obésité est bien sûr grand. Mais il y a aussi des choses sur lesquelles nous avons moins de contrôle. Par exemple, certaines races sont plus à risque d’obésité, comme le British Shorthair. Les races orientales sont moins sujettes à l’obésité. Un autre facteur est la stérilisation ou la castration. Ces chats réduisent leurs besoins énergétiques de 30 %, mais laissent moins de restes dans leur bol et bougent moins ».

Au régime

Myriam Hesta adresse ensuite une série de conseils pour que votre chat puisse conserver une santé de fer.

Il conviendra par exemple d’être vigilant à l’alimentation de son animal en ne lui donnant pas toute sa nourriture en une fois et en stimulant l’activité physique. Selon la spécialiste, cacher les croquettes dans les quatre coins de la maison ou en prendre une poignée dans la main en laissant le choix nous suivre est un bon moyen d’y parvenir. Autre astuce : planquer les croquettes dans un rouleau de papier-toilette ou de papier essuie-tout vide pour forcer votre chat à chipoter avec sa patte pour les attraper.

« Si vous avez plus d’un chat, poursuit-elle, il existe des mangeoires que vous pouvez programmer avec la puce de votre chat. Si le chat est devant, il s’ouvre et dès qu’il part, il se referme. De cette façon, vous empêchez vos chats de manger la nourriture de l’autre ».

Elle conclut ensuite : « Dans la littérature scientifique, il n’existe pas de lien spécifique entre certains types d’aliments et l’obésité. Le plus important est la quantité et que la nourriture soit adaptée à votre animal. Si votre chat a été stérilisé, il est préférable de choisir un aliment pour chats stérilisés qui contient plus de fibres et moins d’énergie afin que vous n’ayez pas à réduire la quantité. Demandez à votre vétérinaire exactement de quelle nourriture et de quelle quantité votre chat a besoin ».

 
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Signé Stéphane Bern