Échange tendu entre Jean-Jacques Bourdin et un enseignant syndicaliste: «Vous ne respectez pas la mémoire de Jacques Chirac?» (vidéo)
Ce lundi 30 septembre, jour de deuil national en France à la suite du décès de l’ancien président français, une minute de silence devait être observée à 15h dans les écoles, collèges, lycées et universités de l’Hexagone.

« Il y a un deuil national pour un président, et nous appelons les enseignants et les enseignantes à ne pas le respecter », lâche Jules Siran sur RMC. En face du co-secrétaire fédéral du syndicat Sud-Éducation, Jean-Jacques Bourdin voit rouge et réplique : « Donc vous ne respectez pas la mémoire de Jacques Chirac ? C’est du non pour dire non ? »
Sur le plateau, Jules Siran a défendu son approche visant à ne pas respecter la minute de silence imposée, en hommage à Jacques Chirac, dans les lieux d’enseignement français. « Non, on n’accorde pas un respect particulier à cet hommage », souligne-t-il. « C’est effectivement un non qui dit aux enseignants qu’ils ont leur liberté pédagogique leur demandant de refuser l’oppression ! C’est un excès de zèle de la part du ministre ».
« Vous êtes contre tout en fait »
Jean-Jacques Bourdin a relancé l’interview face à celui qui est aussi lui-même enseignant à Bobigny, en banlieue parisienne : « On est peut-être opposé à la minute de silence mais en profiter pour apprendre aux élèves un tas de choses ». Une phrase qui fait écho à la proposition du Premier ministre français Edouard Philippe qui juge opportun de « consacrer un cours à l’évocation de la mémoire de l’ancien chef d’État ».
Là aussi, Jules Siran a trouvé mots à redire. Selon lui, les fichiers – qui sont supposés encadrer ce cours sur Jacques Chirac – transmis par le ministère de l’Éducation sont dénués d’esprit critique. « L’ensemble du dispositif est un dispositif mémoriel de communication », a lancé le syndicaliste. « Vos cours, ce sont des fichiers donc… », a pointé Jean-Jacques Bourdin, non sans ironie, avant de lâcher que son intervenant était « contre tout en fait ».
Jules Siran a tenu à poursuivre pour conforter sa position tranchée au sujet de Jacques Chirac : « Ce n’est pas un modèle pour les enfants, chacun en conviendra ». À nouveau, l’intervieweur de RMC a bondi du tac au tac : « Dans l’Histoire, le personnage qui est un modèle pour les enfants, vous en connaissez un, vous ? »








