Stéphane Koechlin en biographe: «Jean-Pierre Marielle était un opéra à lui tout seul»
Stéphane Koechlin sort une biographie fouillée sur le comédien disparu en avril dernier à 87 ans.
Qu’est-ce qui vous attirait chez Jean-Pierre Marielle, au point de retracer sa vie ?
Pour être franc, « Les galettes de Pont-Aven », que j’ai vu à 10 ans car j’avais des parents assez permissifs, avec ses répliques dingues, ont donné le déclic. Il n’y avait pas de livre sur lui, sauf un ouvrage de sa main. Quand il est mort en avril dernier, j’avais presque fini. Il nous a pris de vitesse. Mais nous ne voulions pas donner l’air de nous précipiter avec une bio opportuniste. Ce n’est pas le cas. J’enquêtais de longue date. Personne n’a refusé de me parler de lui, chacun a « son » Marielle. Je suis allé sur tous ses lieux de vie, avec tous ses amis. Sa femme et celles qui l’ont précédée m’ont raconté leur Marielle. Je me suis rendu à Précy-le-Sec où il aimait se ressourcer, près de Dijon. Il s’y était installé en 1939, quand sa famille fuyait les Allemands.










