Ils jouent au rugby avec un béluga au milieu de l’océan Arctique

Ils jouent au rugby avec un béluga au milieu de l’océan Arctique
Capture d’écran

Cela fait trois jours que les images tournent sur Twitter. On y voit un béluga aller chercher un ballon que des hommes à bord d’un bateau lui lancent plusieurs fois. L’animal a l’air de bien s’amuser et d’en redemander.

Les images sont adorables, et les personnes présentes sur le bateau, au beau milieu de l’océan Arctique, n’en reviennent pas. « C’est fou ! », entend-on d’ailleurs dans la vidéo.

C’est sûr, cette séquence est incroyable. Et pourtant, elle n’est pas si réjouissante que cela. Ce béluga pourrait avoir été habitué par des Russes, dans le cadre d’entraînements militaires. D’où le fait qu’il n’ait pas peur des hommes et soit même capable de jouer avec un ballon.

« Les vraies baleines sauvages n’ont pas l’habitude du rugby »

« La vidéo virale d’un béluga ’sauvage’ qui joue au rugby n’est pas ce qu’elle paraît. Ça ressemble plutôt à Hvaldimir, un ancien béluga captif qui a pu s’échapper d’un programme militaire russe. Seul, mal nourri et blessé, Hvaldimir erre dans les océans, à la recherche de nourriture et d’attention de la part d’humains », a ainsi expliqué Ferris Jabr, rédacteur pour la revue Scientific American et le New York Times Magazine. « Les bélugas sont incroyablement intelligents et sociables mais les vraies baleines sauvages n’ont pas l’habitude du rugby. Elles ne savent pas quoi faire avec une balle si vous leur en lancez une ».

Dépendance aux humains

Certains éléments tendent à confirmer l’hypothèse selon laquelle ce béluga aurait en effet été utilisé par l’armée russe, notamment le fait qu’il a déjà été aperçu en avril dernier au nord de la Norvège, sanglé dans un harnais étiqueté « Équipement de Saint-Pétersbourg », rappelle le Huffington Post. D’où le nom donné au grand mammifère, qui vient de « hval », soit « baleine » en norvégien, et « dimir », la fin du président russe Vladimir Poutine.

Le problème de cette baleine est que maintenant, elle serait devenue dépendante des hommes pour se nourrir car incapable de chasser seule. « Une semaine d’observations menées par les scientifiques norvégiens n’a pas permis de recenser une seule chasse fructueuse », rapporte d’ailleurs le site Hvaldimir Foundation, dédié à l’histoire de ce béluga apprivoisé.

 
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