Ouverture d’un musée de la gueule de bois à Zagreb
La capitale croate se dote d’une nouvelle adresse originale pour les touristes. L’ouverture a eu lieu en ce mois de décembre 2019.

Zagreb devient décidemment une ville atypique. Début d’année, un musée des cœurs brisés y était inauguré. Cette fois-ci, ce sont les cœurs enivrés qui bénéficient d’une exposition permanente. Il s’agit même, selon les concepteurs, du « premier musée de la gueule de bois au monde » : le «Museum of Hangovers ». Question de se différencier des nombreux endroits déjà dédiés à l’alcool.
S’identifier aux histoires pour se souvenir de ses propres cuites
« Le musée parle de certaines nuits entre le moment où l'on sort de boîte et le moment où l'on se réveille », explique Rino Dubokovic, qui est à l’origine du lieu avec son amie Roberta Mikelic. Le but : « rassembler au même endroit les objets avec lesquels les gens se sont réveillés et les histoires qui vont avec, pour que certains puissent s'identifier ».
On y trouve quatre espaces qui représentent les différentes étapes d’une soirée, un verre de rakija (l’eau-de-vie des Balkans) à la main et des lunettes imitant les effets de l’alcool sur le nez. Le visiteur découvre les histoires récoltées pour l’occasion.
Des mésaventures plus bizarres les unes que les autres
On découvre ainsi la mésaventure d’un jeune montrant sa carte d’identité à un policier qui se révèle être… son père, devant chez lui. Il l’a laissé rentrer, « mais je n'ai pas eu le droit de sortir pendant un moment », raconte-il. Plus loin, un tableau participatif permet aux touristes d’écrire avec quoi ils se sont réveillés après une soirée. On y voit entre autres des serpents, un tas de citrouille, deux chiens errants ou même «un tatouage sur la bite ».
Parmi les autres histoires bizarres, on retrouve aussi celui d’une personne s’étant réveillée avec une pédale de bicyclette dans sa poche, sans avoir aucune idée du comment cela s’est retrouvé là. Un autre raconte : « Si on se réveille sur le balcon d'une maison de retraite, on sait qu'on a passé une bonne nuit ».
Petit bémol, mais que temporaire : le musée ne dispose pas encore d’une partie consacrée aux dangers de l’alcool. Que les détracteurs se rassurent, il est prévu d’exposer prochainement les risques de la gueule de bois. Un bar sera même ouvert avec des remèdes contre le fameux contrecoup des soirées arrosées.








