Dans «C à vous», Jérémy Ferrari évoque sans détour «son alcoolisme noir» et ses troubles du comportement (vidéo)

Capture d’écran - Twitter
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Jérémy Ferrari joue carte sur table. Dans son spectacle « Anesthésie générale », il évoque son propre parcours en filigrane d’un show axé sur la santé. Une « vengeance personnelle » pour cet adepte de l’humour noir qui connaît l’univers médical, pour l’avoir fréquenté notamment dans le cadre d’une cure de désintoxication. Sur France 5, dans l’émission d’Anne-Élisabeth Lemoine « C à vous », Jérémy Ferrari s’est livré sur son alcoolisme, sur ses troubles de comportement, et sur la tentative de suicide à laquelle ces deux éléments conjoints l’ont mené.

« J’ai toujours bu beaucoup plus que tout le monde »

« J’ai une forme d’alcoolisme très dure. C’est la plus aiguë qu’on appelle l’alcool noir. C’est une forme d’alcoolisme qui fait que quand tu perds la maîtrise, tu ne fais qu’augmenter les doses tout le temps sans jamais parvenir à t’arrêter », explique le principal intéressé, en plateau. Au plus bas, Jérémy Ferrari commençait à boire dès le matin, en se levant. Puis à consommer « au minimum par jour 6 à 7 litres de vin, jusqu’à en arriver à une tentative de suicide », livre-t-il sans ambages.

La scène lui a permis de se raccrocher à la vie, de « tenir ». Pour se sortir de ce cauchemar, Jérémy Ferrari est passé par la case cure de désintoxication. « J’ai toujours eu une tendance à boire beaucoup trop et beaucoup plus que tout le monde. Mais je maîtrisais. Je sentais déjà que j’avais un problème : les jours où je ne buvais pas, je me retenais de boire. Ce n’est pas ‘je ne buvais pas’, c’est ‘je me retenais de boire », commente-t-il sur France 5.

« Cocktail Molotov dans ma tête »

Dans son spectacle, Jérémy Ferrari parvient sûrement à rire de cette situation et à faire rire son public. Pour autant, sur le plateau de « C à vous », l’humoriste avait un message à transmettre au sujet de la dépendance qui « est une maladie neurologique » trop stigmatisée :

« Quelle que soit la dépendance, l’alcool ou autre, c’est une maladie neurologique qui prend le pas sur la zone qui régule la volonté aussi dans le cerveau. Il faut avoir la volonté de s’en sortir, mais avant de savoir qu’on est malade et de l’avoir admis, c’est très dur de trouver la volonté pour arrêter ».

Cette dépendance va de pair, dans le cas de l’humoriste, avec des troubles psychiatriques : un trouble de l’attention avec hyperactivité et un trouble obsessionnel compulsif et idéatif qui « déclenche des images horribles dans la tête qui peuvent arriver à n’importe quel moment », relaie le Huffington Post. Décelé comme « haut potentiel », Jérémy Ferrari juge que ça « amplifie parfois les troubles » et que ça a agi comme un « cocktail Molotov dans sa tête depuis des dizaines et des dizaines d’années ».

 
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