Bouleversement climatique: d’ici 2100, la moitié des plages de sable pourraient disparaître

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Même si l’humanité réduit fortement les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, plus d’un tiers des littoraux sablonneux sont menacés, selon une étude parue dans Nature Climate Change ce lundi 2 mars.

Leur disparition aurait un impact pour des activités touristiques, mais pas seulement. « En dehors du tourisme, les plages de sable offrent souvent le premier mécanisme de protection contre des tempêtes et des inondations et sans elles, les impacts des événements climatiques extrêmes seront probablement plus forts », a averti Michalis Vousdoukas, qui a dirigé l’étude et est chercheur au Centre commun de recherche de la Commission européenne. « Nous devons nous préparer ».

Près de 50 % de disparition pour le scénario « du pire »

Les plages de sable occupent plus d’un tiers des littoraux au niveau mondial et se situent souvent dans des régions très peuplées. Mais elles sont menacées par l’érosion due à des constructions nouvelles, la hausse du niveau des mers, des tempêtes, menaçant des infrastructures et des vies. L’Australie pourrait être le pays le plus durement touché, avec près de 15.000 km de plages de sable rayés de la carte d’ici à 80 ans, devant le Canada, le Chili et les États-Unis. Le Mexique, la Chine, la Russie, l’Argentine, l’Inde et le Brésil font aussi partie des pays en première ligne.

Les scientifiques ont travaillé à partir de deux scénarios, celui « du pire » où les émissions de gaz à effet de serre continuent à leur rythme actuel, ou un autre scénario où le réchauffement climatique est limité à 3°C, un niveau toutefois élevé. Dans le scénario du pire, 49,5 % des plages de sable disparaîtraient, soit environ 132.000 km de côte. Dans l’autre cas, environ 95.000 km seraient concernés. Le groupe d’experts climat de l’ONU, le GIEC, estime dans un rapport publié en septembre que les océans pourraient monter de 50 cm d’ici à 2100 dans le meilleur des cas, de 84 cm dans le pire. De nombreux scientifiques pensent toutefois que ces hypothèses sont conservatrices.

AFP

 
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