Une partie du Cap Blanc-Nez s’est effondrée sur cinquante mètres (photo)

Une partie du Cap Blanc-Nez s’est effondrée sur cinquante mètres (photo)
BelgaImage

Les employés du conservatoire du littoral ont eu une petite surprise lors de leur passage au cap Blanc-Nez ces derniers jours. Sans que personne ne l’ai remarqué auparavant, ils ont constaté que le Cap Blanc-Nez s’était vu en partie amputé sur une de ses parties. L’organisme en charge de la sauvegarde de la zone a analysé la situation sur place et celle-ci se révèle particulièrement instable.

Et ce n’est pas fini !

Au total, ce sont près de cinquante mètres de falaise qui manquent aujourd’hui au Cap Blanc-Nez. « Nous avons été prévenus ce mercredi, mais nous ne savons pas quand cela s’est produit. L’effondrement, net et vertical a dû durer une demi-seconde », explique le conservatoire du littoral. Après avoir constaté le nouveau visage de la falaise, un chargé de mission du site des Caps a été envoyé sur place et a pu en tirer des conclusions plus précises. Il note ainsi que la falaise « a reculé de 1 à 3 mètres » à l’endroit de l’éboulement. « Bien qu'impressionnant, c’est un phénomène naturel. Chaque année, la falaise recule ici de 50 centimètres en moyenne. Là, c’est d’une autre ampleur, mais ce n’est jamais régulier », rappelle-t-il.

Celui-ci remarque aussi qu’il ne faut pas s’avancer trop vite pour expliquer le pourquoi d’un tel effondrement : « Ce n’est pas la mer qui érode la falaise, c’est la météo. Nous avons eu un hiver très pluvieux, suivi d’un printemps sec. La craie s’est gorgée d’eau pendant l’hiver et a ensuite gonflé avec la chaleur. Au bout d’un moment, ça craque ».

Ce phénomène n’est d’ailleurs probablement pas prêt de s’arrêter. Le chargé de mission a constaté que d’autres morceaux de falaise étaient également en partie décrochés et qu’ils menaçaient de connaître le même sort. « C’est une question de temps et il ne faut pas dépasser les zones délimitées du sentier côtier, ni se balader au pied de la falaise, on en voit trop souvent le faire et c’est trop dangereux », dit-il à l’attention du public. Les visiteurs peuvent donc encore visiter tranquillement le site, du moins tant qu’ils restent sur les chemins balisés.

 
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