Polémique en Espagne: la restauration épouvantable d’un tableau de la Vierge ne passe pas (photos)

Immaculée Conception de l’Escorial, peinture de Murillo.
Immaculée Conception de l’Escorial, peinture de Murillo. - BelgaImage

Il ne s’agit pas de n’importe quelle peinture. Mais bien d’une copie de la célèbre « Immaculée Conception de l’Escorial », dont l’original est détenu au musée du Prado, à Madrid. Un collectionneur d’art privé, originaire de Valence, aurait mandaté un restaurant de meubles de remettre en état la copie de ce tableau de Bartolomé Esteban Murillo, grand peintre baroque du XVIIe siècle et chef de file de l’école de Séville, comme le relate Le Parisien.

Après quelques retouches, tout de même payées 1.200 euros, le tableau est devenu complètement méconnaissable, comme l’explique le quotidien catalan La Vanguardia. Le visage de la Vierge Marie fait peine à voir et provoque la polémique en Espagne alors qu’un autre restaurateur, professionnel du genre, a été engagé pour tenter de réparer la bourde. Nul doute qu’il va lui falloir un brin de génie pour remettre l’œuvre d’art en l’état.

Un célèbre précédent

En Espagne, l’histoire provoque un tollé dans la presse et sur les réseaux sociaux. Et mine de rien, ce genre d’affaire n’a rien de neuf. « Nous ne les découvrons que lorsque des personnes les signalent à la presse ou sur les réseaux sociaux, mais il y a de nombreuses situations où les travaux sont entrepris par des personnes qui ne sont pas formées », informe María Borja, vice-présidente de l’Association des conservateurs et restaurateurs espagnols, interviewée par le Guardian.

Aucune formation obligatoire n’est prévue par la loi espagnole avant de s’attaquer à la restauration d’un tableau. Une faille du système qui s’est donc vue avec ce Murillo devenu catastrophique. Et qui s’était déjà révélé au grand public par le passé. Le Huffington Post pointe l’exemple du « Ecce Homo » de Borja. En 2012, une octogénaire vivant dans le village où la peinture murale a été réalisée à la fin du XIXe siècle avait « massacré » l’œuvre devenu, pour le grand public, « Ecce Mono » : ou « voici le singe ». À l’époque, cette restauration ratée avait attiré de nombreux visiteurs.

 
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