Roselyne Bachelot explique pourquoi elle a accepté d’être ministre de la Culture (vidéo)

Roselyne Bachelot explique pourquoi elle a accepté d’être ministre de la Culture (vidéo)
BelgaImage

C’est une des entrées les plus frappantes dans le nouveau gouvernement français : celle de Roselyne Bachelot. Après avoir été ministre sous Jacques Chirac puis sous Nicolas Sarkozy, il semblait qu’elle s’était reconvertie définitivement dans la radio et la télévision. Lors de l’émissions « Les Grosses Têtes » de Laurent Ruquier, elle avait d’ailleurs répondu par la négative à l’idée de redevenir ministre : « Mon Dieu ! Malheur, non ! Attendez mais c'est un cauchemar », avait-elle dit sans rien ajouter. Or elle a été nommée lundi dernier ministre de la Culture. Ce jeudi matin, elle a donc tenu à revenir sur cette désignation au micro de France Inter.

« Ne pas se défiler »

Selon elle, il y a deux éléments qui l’ont amenée à accepter ce poste. « La première, personnelle. Je complétais ma phrase [sur le départ définitif de la vie politique] en disant toujours : 'sauf si on me proposait le ministère de la Culture' », dit-elle, même si elle ne l’a en réalité pas dit lors de son commentaire des « Grosses Têtes ». Même chose lors d’une interview avec Jean-Jacques Bourdin où elle disait être « trop vieille » pour assurer le renouvellement de la politique qu’elle appelait de ses vœux.

Si cet élément est mis de côté, Roselyne Bachelot continue d’expliquer son attrait pour un tel ministère : « Dans cette appétence pour la culture, les gens qui l'habitent, pour les artistes, les créateurs, les journalistes que j'ai rejoint : c'est quelque chose qui est au fond de moi ». Enfin, il y a une deuxième raison qu’elle identifie : « et puis, [il y a] la situation du pays. Cette crise, j'ai été dans mon rôle d'éditorialiste. Non seulement à commenter mais à vivre cette crise, car j'avais été moi-même ministre de la Santé et je me suis dite : 'Je ne peux pas me défiler' ».

Cela complète les propos qu’elle avait déjà tenu à la Maison de la Radio lundi soir, juste après sa nomination. Elle racontait alors le contexte des événements de ces derniers jours. « Tout à coup, vous voyez le numéro du Premier ministre s'afficher sur votre portable. Je connais Jean Castex [le nouveau Premier ministre] depuis longtemps. Il me demande si je souhaite rejoindre l'équipe gouvernementale. Je réponds d'abord non. Et il me dit que c'est pour être ministre de la Culture. Là je lui réponds, 'tu me fais craquer'. Je me dis qu'il y a une opportunité incroyable à saisir, dans les circonstances actuelles sur cette politique culturelle. Les gens ont besoin de choses fortes et la culture, c'est vraiment quelque chose qui peut nous réunir et qui peut donner du sens dans une société qui cherche sa route », expliquait-elle.

 
  • Il y a 80 ans: la Belgique occupée

    Les soldats de la Wehrmacht hissent le drapeau nazi sur le toit du château royal de Laeken.

    Après la campagne des 18 jours, notre pays est envahi par l’armée allemande. D’abord effrayée, la population se fait peu à peu à l’idée d’intégrer un Reich censé durer 1.000 ans... Et ne manquez pas la suite de notre série : le 7 octobre, la Résistance. Le 15 octobre, la Collaboration.

Signé duBus
Signé Stéphane Bern