Relaxé par la justice, Ibrahim Maalouf affirme avoir subi «trois ans et demi d’enfer»

Relaxé par la justice, Ibrahim Maalouf affirme avoir subi «trois ans et demi d’enfer»
BelgaImage

Pour Ibrahim Maalouf, c’est le bout du tunnel. Accusé en 2017 par une de ses stagiaires d’agression sexuelle, la Cour d’Appel de Paris a fini par trancher : le trompettiste franco-libanais est relaxé et libéré d’un précédent jugement qui l’avait condamné à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende. Dans un communiqué, il a fait connaître son soulagement et veut prendre répondre à la couverture médiatique qui a été faite autour de cette affaire.

Une petite vengeance contre ses détracteurs

L’artiste parle d’abord d’une épreuve qui a représenté « trois ans et demi d’enfer » avant d’aborder la décision de la cour d’appel : « Mon premier réflexe au moment où le jugement définitif est tombé a été de ne pas réagir pour ne pas raviver les émotions, mais mon métier nourrit beaucoup de fantasmes et de rumeurs et il est important pour moi de remettre le point sur le i de mon prénom ».

Il s’attaque ensuite à la présence moindre des médias lors de ce jugement qui va dans son sens. « La couverture médiatique de cette décision de justice a été microscopique à côté de celle subie en 2017 lors de la révélation des accusations mensongères », dit-il. Après, c’est plus largement à tous ses détracteurs qu’il s’en prend : « Nombreux alors sont ceux qui se sont permis de relayer, tweeter, poster, commenter, blogger, publier ou diffuser des mots, des articles ou des vidéos à ce sujet sans prendre la peine de rien vérifier et sans respecter la présomption d'innocence, souvent d'ailleurs à des fins politiques et identitaires ». Il voudrait maintenant que ceux qui continuent de douter de son innocence se plient à la décision de la justice.

La vérité de la plaignante « pas partagée par la cour »

La cour d’appel a dû se prononcer sur deux accusations de la même fille. La première traitait d’un baiser « avec la langue » que le trompettiste aurait fait un soir à la sortie d’un cinéma. Deux jours plus tard, il l’aurait ensuite « attrapée par le bassin » en mimant un acte sexuel après un cours de trompette, alors qu’elle avait 14 ans.

« Le baiser posé le 11 décembre 2013 est bien réel mais l'intention coupable fait défaut, faute d'éléments permettant d'affirmer avec certitude qu'il en aurait été l'initiateur », s’est prononcée la Cour. « La preuve matérielle des faits qui seraient survenus le 12 ou le 13 décembre dans le sous-sol du studio d'enregistrement n'est pas rapportée, ce qui ne signifie pas que (la jeune fille) a menti mais que sa vérité n'est pas partagée par la cour, en l'absence d'éléments suffisamment pertinents, précis et concordants », conclut-elle.

 
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Signé Stéphane Bern