En France, une trentaine de chats morts congelés découverts dans une maison «d’une insalubrité totale»

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Une trentaine de cadavres de chats congelés et une quarantaine d’autres vivants, mais malades, ont été découverts mardi dans la maison insalubre d’un couple de personnes âgées à Besançon, a-t-on appris auprès de la SPA et de la police. Une femme souffrante de 91 ans et son mari de 77 ans vivaient dans cette maison « d’une insalubrité totale » jonchée « d’excréments animaux et humains, de centaines de sacs plastiques et de monticules d’ordures situés à l’extérieur », a indiqué à l’AFP Juliette Dupoux, commissaire de la sûreté départementale de Besançon, confirmant une information de France Bleu Besançon.

La vieille dame a été prise en charge par les pompiers, a-t-elle précisé. « Dans les congélateurs, plus d’une trentaine de cadavres de chats ont été retrouvés », a précisé la commissaire. Selon la SPA, les noms des chats congelés étaient indiqués sur les sacs contenant les cadavres. Le septuagénaire a expliqué aux policiers que « comme il ne savait pas quoi faire des chats morts, il les a congelés ».

Syndrome de Noé

Selon Sandra Majstorovic, responsable des enquêtes de maltraitante à la Spa de Besançon, « ce monsieur est atteint du syndrome de Noé, une maladie psychiatrique qui se caractérise par l’accumulation d’animaux ». « Ces gens sont généralement dans le déni, ils pensent faire le bien alors que, du fait de l’accumulation, ils ne peuvent pas prendre soin de leurs animaux » et « ne veulent pas appeler à l’aide car pour eux, il n’y a aucun souci », a-t-elle précisé.

Entre 30 et 40 chats malades, certains atteints par la gale, vivaient « dans des conditions d’hygiène catastrophiques, comme malheureusement le monsieur et sa femme », a souligné Mme Majstorovic. Dénutris, déshydratés, les chats encore vivants « ne sont pas stérilisés et prolifèrent », selon elle. La SPA, qui est intervenue mardi avec un huissier de justice après plusieurs signalements, a annoncé qu’elle déposerait plainte pour « maltraitance ».

AFP

 
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