Dieudonné condamné à une lourde amende à Chartres

Dieudonné condamné à une lourde amende à Chartres
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La liste de ses condamnations est déjà longue mais elle vient d’être encore un peu plus fournie. Ce jeudi, le polémiste Dieudonné M’Bala M’Bala s’est vu infligé une nouvelle amende de 10.000€ pour des injures racistes qui datent du 17 juin 2017 et qui prenaient, comme souvent chez lui, les juifs pour cible.

Un mépris à peine voilé pour ce procès

Il y a trois ans, Dieudonné avait utilisé les termes de « gang des pyjamas de Cracovie » pour désigner les tenues des prisonniers, majoritairement juifs, des camps de concentration nazis, notamment celui d’Auschwitz qui se trouve non loin de Cracovie. Le 22 juin dernier, le polémiste s’était rendu à son procès mais après environ une heure, il a quitté la salle sous prétexte qu’il devait « enregistrer une émission quotidienne ». Mais au-delà de cela, Dieudonné jugeait « insultant, voire obscène, de venir déranger un tribunal pour parler de sketches » allant même jusqu’à se moquer de cette affaire judiciaire en disant qu’il « aurait fallu convoquer le personnage ».

Finalement, non seulement il doit payer 10.000€ d’amende (cent jours-amendes de 100€ pour être précis), mais il doit aussi 8.000€ de dommages et intérêts aux deux associations antiracistes qui s’étaient constituées parties civiles. L’Echo républicain précise qu’il est aussi question de 5.000€ de frais d’avocats, ce qui porte le tout à un total de 31.000€. Le tribunal n’a ainsi pas jugé suffisants les arguments de l’avocate du polémiste, celle-ci ayant pointé le fait que ces propos n’ont pas été tenus dans un lieu public mais privé. Ce jeudi, ni elle, ni son client n’étaient présents à Chartres. Cette condamnation suit de près la suppression des comptes de Dieudonné sur plusieurs réseaux sociaux (Youtube, Facebook, Instagram et TikTok).

 
  • Enquête: les anti-vaccins en Belgique

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    Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Sont-ils dangereux pour la santé publique ? Plongée dans cette nébuleuse anti-vaccins qui se fait de plus en plus entendre en Belgique grâce à la crise du coronavirus. Enquête réalisée avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Signé Stéphane Bern