«Laëtitia»: le fait divers sordide que raconte la nouvelle série de France 2 (vidéo)

Isopix
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Le fait divers avait ému la France. On est en janvier 2011 quand Laëtitia Perrais disparaît dans la nuit. Rapidement, l’affaire fait les gros titres, Nicolas Sarkozy en personne commente le drame. Il faut dire que les circonstances sont sordides : sa sœur jumelle Jessica et leurs parents d’accueil cherchent la jeune fille de 19 ans. Son corps est finalement retrouvé en différentes étapes car Laëtitia a été démembrée après avoir été violée, poignardée et étranglée. Le nom de l’assassin ne fait rapidement plus de doute : il s’agit de Tony Meilhon qui sera condamné à la perpétuité en 2013.

Si le meurtre émeut la France entière, c’est pour le caractère sordide du fait divers. Mais aussi pour la trajectoire de vie de la jeune femme, faite de drames. Née dans un milieu défavorisé avec un père violent, Laëtitia est placée dans une famille d’accueil où le père se révèle être un violeur. Il sera pour ça condamné à huit ans de prison. Toujours est-il que ce fait divers intéresse les auteurs. Ivan Jablonka en a fait un livre, vendu à quelque 100.000 exemplaires et sorti en 2016 : « Laëtitia ou la fin des hommes ». Un roman qui questionne de nombreux sujets de société : les violences faites aux femmes, la maltraitance des enfants, le consentement, la justice, les médias, les services sociaux…

« Ce n’est pas un hasard »

Jean-Xavier de Lestrade, le réalisateur, a d’ailleurs eu l’idée de la série en lisant le livre d’Ivan Jablonka. La série démarre ce lundi 21 septembre sur France 2 et comporte six épisodes. Dans Le Figaro, il explique qu’il a essayé de donner une portée universelle à ce fait divers : « Dans la fiction, le procureur dit qu’il doit la vérité et la justice aux familles. Nous la devions aussi à tous les protagonistes. Certaines scènes possèdent un degré de violence inhabituel, mais c’est dû à la rudesse de situations constitutives de ce que sont les personnages. Il faut trouver l’équilibre entre ce que l’on doit à la vérité, aux victimes et ce qui devient insupportable pour le téléspectateur ».

La série suit aussi l’enquête acharnée des enquêteurs, avec de vraies archives qui se mêlent aux images filmées par Jean-Xavier Lestrade. Au Parisien, il explique l’idée qu’il se fait de cette affaire et pourquoi il s’est intéressé aux personnalités des parties prenantes du dossier : « Ce n’est pas un hasard si Tony Meilhon rencontre Laëtitia, c’est le fruit de deux vies qui se télescopent, mais si on ne décrypte pas leurs parcours cabossés à tous les deux, on ne comprend pas ». Une série qui vaut réellement la peine d’être vue, malgré un côté sombre que personne ne peut ignorer.

 
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