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Les policiers face aux pires excuses sur le confinement: fêtes permises par la religion, couvre-feu non applicable aux vélos…

Que ce soit en Belgique ou en France, les forces de l’ordre ont été témoin d’une inventivité sans borne pour justifier les infractions durant le confinement.

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La vie de policier n’est pas toujours drôle, mais cela permet de ramener de nombreuses histoires insolites à la maison, surtout en période de pandémie. Chargés de faire respecter les mesures de sécurité sanitaire, ils ont pu en voir des vertes et des pas mûres chez ceux qui avaient décidé de ne pas les respecter. « Het Laatste Nieuws » vient d’en être témoin en récoltant plusieurs témoignages. Mais de l’autre côté du Quiévrain, on ne manque pas non plus d’imagination.

Des excuses pas très convaincantes en Flandre

En Belgique, faire respecter la loi n’est pas une sinécure. Cela vaut par exemple pour les fêtes à domicile où un homme de Diest, dans le Brabant flamand, a eu une idée originale pour justifier sa « lockdown party » : « Mes croyances ne me permettent pas de refuser la visite de mes amis ». Mais les pépites sont bien plus courantes en ce qui concerne le couvre-feu en tant que tel. « Le couvre-feu est anticonstitutionnel », ose argumenter un habitant de la province d’Anvers, sans tenir compte de l’avis inverse du Conseil d’Etat. « Je pensais que le couvre-feu ne comptait pas à vélo », tente un autre en Flandre-Orientale.

Pour le non-respect du port du masques aussi, il y a de quoi être étonné. A Renaix, un homme a expliqué qu’il était tout à fait normal qu’il ne porte pas de masque puisqu’il veut mourir du Covid-19 ! Un autre tente quant à lui une excuse d’un nouveau genre : il aurait eu la chance de se faire déjà vacciné et donc logiquement, il ne serait pas concerné par cette obligation. Pas de chance pour lui : à moins l’un des rares Britanniques à avoir pu en bénéficier cette semaine, aucun Européen ne peut en dire autant…

« Ce n’est pas interdit chez nous, ici nous sommes en Bretagne, pas à Paris »

En France aussi, la police est témoin d’une mauvaise foi assez évidente, surtout si on remonte au premier confinement où il y a aussi quelques perles. A Paimpol, en Bretagne, des policiers ont livré à Ouest-France leur meilleure récolte sur les infractions au confinement. « Ce n’est pas interdit chez nous, ici nous sommes en Bretagne, pas à Paris », assure une personne qui se déplace librement. « Vous pouvez me contrôler, ce n’est pas grave, je suis contaminé », dit un autre aux forces de l’ordre. Et lorsque des policiers veulent éviter une potentielle contamination, la réponse est la suivante : « On ne fait rien de mal, on se fait juste un petit repas barbecue et apéro entre amis ».

Toujours en Bretagne, les exemples sont encore nombreux. Parmi ceux-ci, il y a l’irrévérencieux « Je fais ce que je veux, je n’ai d’ordre à recevoir de personne », l’osé « L’interdiction, ça ne concerne que les personnes malades, monsieur, moi, je ne le suis pas », ou encore le sexy « On m’a dit que les agents de police étaient beaux gosses ici, ça m’a donné envie de venir sans autorisation ».

Question de terminer en beauté, Le Point a aussi constaté quelques excuses pour le moins originales pour faire une balade non autorisée. C’est le cas d’un propriétaire d’un boa dans les rues de Marseille, assurant que « l'animal avait besoin de sortir un peu de son vivarium et de prendre l'air ». A Bordeaux, une mère de famille a aussi tenté de jouer la carte de la promenade avec l’animal de compagnie de manière encore plus osée : « Je n'ai pas de chien, mais je promène mon fils, c'est pareil, non ? ». Les policiers n’ont pas été convaincus.

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