À la télé ce soir: «Le mystère Henri Pick» ou «Rambo» (vidéos)

Capture d’écran
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« Le mystère Henri Pick », à 20h35 sur La Une

Un critique littéraire reçoit un livre extraordinaire et pour lui, c’est une évidence : il y a imposture. Henri Pick, un pizzaïolo breton décédé deux plus tôt, ne peut pas avoir écrit ce chef-d’œuvre. Il rencontre la fille de l’écrivain, qui elle non plus ne croit pas au talent littéraire de son père…

« Rambo », à 21h20 sur C8

Revenu du Viêtnam, abruti autant par les mauvais traitements que lui ont jadis infligés ses tortionnaires que par l’indifférence de ses concitoyens, Rambo, un ancien des commandos d’élite, traîne sa redoutable carcasse de ville en ville. Un shérif teigneux lui interdit l’accès de sa bourgade…

Les étoiles de Dominique Deprêtre

« Brève rencontre », à 20H55 sur ARTE – quatre étoiles

de David Lean (1946)

Adapté de l’une des pièces par Noel Coward lui-même, ce formidable drame romantique est arrivé en deuxième position derrière l’inégalable « Troisième homme » du classement séculaire du British Film Institute. Points communs entre les deux titres : l’évocation d’une relation impossible, l’ambiance du plus beau des noir et blanc et d’une mise en images riche en symboles – ah, ces journaux qui volent dans les couloirs du métro ! – et la présence en tête d’affiche de Trevor Howard.

« Cheval de guerre », à 20H50 sur FRANCE 5 – trois étoiles

de Steven Spielberg (2011)

Traitée de « Spielberg mineur » à sa sortie, cette fresque haute en couleur et un peu naïve aurait certes pu s’intituler « Il faut sauver le cheval Joey ». Jamais, en tout cas, la guerre des tranchées n’avait été traitée de façon aussi spectaculaire.

« Chocolat », à 22H20 sur LA UNE – trois étoiles

de Roschdy Zem (2016)

L’histoire vraie de Rafael Padilla, l’un des premiers artistes de couleur à devenir célèbre sur la scène parisienne de la Belle Époque. Au-delà de l’hommage quasi « résurrectionnel » à ce personnage auquel on doit l’expression « être chocolat », on salue le classicisme valorisant de la reconstitution historique, la musique de Gabriel Yared, le caméo des Podalydès en frères Lumière et, surtout, la révélation de James Thierrée en mentor d’Omar Sy. Ce natif de Lausanne n’en est pas à son premier cinéma mais là, il obtient enfin un rôle digne de la mémoire de son grand-père, l’illustre Charlie Chaplin, duquel il a hérité non seulement les traits émotionnels mais aussi les talents d’acrobate.

« Die Hard : belle journée pour mourir », à 20H00 sur CLUB RTL – deux étoiles

de John Moore (2013)

En collant à son héros vieillissant un grand fiston « barraqué » mais pas toujours très malin, la saga verse délibérément dans le « buddy movie » et rentre définitivement dans le rang des séries B convenues, loin du chef-d’œuvre de John McTiernan remontant à 1989. Spectaculaire et plaisant quand même.

« Affaire non classée », à 22H20 sur ARTE – deux étoiles

de Michael Apted (1990)

À peine mieux connu sous son titre original (« Class Action »), ce thriller de prétoire d’honnête facture est soutenu par une belle partition de James Horner.

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern