Le gouvernement français saisit l’ordre des gynécologues sur la polémique Maeva Ghennam

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Capture d’écran Instagram

Ce lundi, une lettre de la ministre française de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a été dévoilée par Télé-Loisirs. Elle est datée du 4 septembre et évoque l’affaire Maeva Ghennam. La semaine dernière, cette influenceuse a provoqué un tollé en invitant ses abonnées Instagram à subir une intervention permettant d’avoir le vagin d’une fille de 12 ans. Pour le gouvernement français, cela a été trop loin, d’où cet appel adressé directement à la présidente du collège national des gynécologues et obstétriciens français, Joëlle Belaisch-Allart.

Un avis demandé face aux conséquences de la polémique

Dans cette lettre, la ministre s’inquiète de l’écho de cette vidéo « partagée et vue des millions de fois sur les réseaux sociaux ». « Je m'interroge sur le fait de promouvoir des pratiques chirurgicales spécifiques et non prouvées par des études scientifiques », fait-elle savoir, tout en rappelant que « les gynécologues sont engagés pour défendre les droits des femmes et les protéger ». « Je souhaite connaître votre position sur cet enjeu fondamental, au vu du nombre de personnes y ayant accès », conclut Marlène Schiappa.

Outre la ministre, les propos de Maeva Ghennam ont été condamnés par plusieurs personnalités, à l’instar du rappeur Booba et de la journaliste Charlotte Namura-Guizonne. Face à la polémique, l’influenceuse est revenue sur ses propos, affirmant qu’elle s’était mal exprimée et qu’elle n’évoquait non pas le vagin en tant que tel mais une épilation du maillot. « Je n’ai pas fait refaire mon vagin. Je n’ai fait aucune chirurgie esthétique », ajoute-elle.