L’Église catholique va mal. S’il est très populaire partout sur la planète, le pape François a réussi, en quelques années à peine, à se faire un sacré paquet d’ennemis, particulièrement au sein de sa propre institution (lire par ailleurs), au moment où celle-ci n’a jamais été autant gangrenée par les scandales, notamment de pédophilie et financiers, et désertée dans le monde entier à cause du Covid.
Rien de moins étonnant pour les convaincus de la prophétie de saint Malachie. Ils sont persuadés que François est le dernier des papes de Rome et que la fin des temps approche à grands pas. La disparition du souverain pontife déclenchera la destruction de l’Église catholique romaine…
D’étranges « coïncidences »… Si l’on en croit les écrits de Malachie retrouvés dans les archives du Vatican, François serait en effet Pierre le Romain, le dernier pape des 112 répertoriés par le vénérable saint du XIIe siècle. Ce texte censé être daté de l’époque (mais plus sûrement rédigé au XVIe siècle à des fins d’élection papale) est composé de 111 devises latines. Chacune d’elles caractérise le pontificat de chacun des hommes qui se sont succédé à la tête de l’Église catholique depuis Célestin II, élu en 1143. Celui-ci est désigné par la devise « Ex castro Tiberis » qui signifie « Du château du Tibre ». Célestin II est né à Città di Castello, qui est effectivement située sur les bords du fleuve romain.
Le second pape est identifié par la devise « Inimicus expulsus » (« L’ennemi chassé »). Et comme de juste, le nom de Lucius II, né Gherardo Caccianemici, vient du latin cacciare (expulser) et nemici (ennemis). Toutes les citations sont censées se vérifier, pape après pape. Piquons au hasard dans la liste. Le 22e pape ? « Draco depressius » (« Le dragon à terre »). Les armoiries du pape Clément IV représentent justement un aigle tenant un dragon dans ses serres !
En fin de liste, le 110e pape – « De labore solis » (« Du travail du soleil ») – évoque à n’en pas douter Jean-Paul II. Karol Wojtyla a vécu un pontificat de 28 ans, soit la durée du cycle solaire calendaire dans le comput ecclésiastique (système utilisé pour calculer la date des fêtes religieuses mouvantes). Mais surtout, Jean-Paul II est né le jour d’une éclipse solaire partielle et a été enterré… le jour d’une éclipse solaire annulaire ! La devise du 111e pape de la liste est « De gloria olivae » (« De la gloire de l’olive »). S’il n’est plus désormais dans la gloire papale, le cardinal Joseph Ratzinger fut élu en 1992 en tant que membre étranger à l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France. Et le costume de l’académicien est brodé de branches d’olivier !
Isopix
Une sombre prédiction Malachie a rédigé quelques lignes pour définir le 112e et dernier pape : « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la ville aux sept collines sera détruite et le juge redoutable jugera son peuple. » On objectera évidemment que le pape actuel s’appelle François et qu’il n’est pas romain, mais argentin ! Nos mordus de Malachie de riposter immédiatement en agitant le patronyme d’origine italienne du Saint-Père, dont les quatre premières lettres, Berg, signifient montagne ou roche en allemand (langue de Benoît XVI). Et rocher en latin se dit petrus, soit… pierre ! Et quel symbole Jorge Mario Bergoglio a-t-il choisi pour orner l’Anneau du pêcheur, la bague-sceau papale forgée à chaque nouveau pontificat ? Saint Pierre tenant les clés du royaume de Dieu, pardi !
Si l’on tient compte d’une autre prophétie, formulée par saint Vincent Ferrier au XVe siècle, le dernier pape gouvernera le monde avec une grande sainteté, mais il ne régnera que six ans et demi ! 2020 aurait donc déjà dû être l’année de la fin du monde. À moins qu’à l’instar de la planète, la pandémie mondiale n’ait aussi bloqué pour un temps les impénétrables voies du Seigneur…
François compte beaucoup d’ennemis… mais surtout au sein même de l’Église. - BelgaImage
Le souverain pontife, très lucide, sait qu’ils sont nombreux à comploter en vue de sa succession. Il les surveille de près…
Il fêtera ses 85 ans en décembre prochain et fort de cet âge vénérable, François est lucide et clairvoyant. Il a encore fait passer le message il y a quelques semaines. Le ton employé était celui de la plaisanterie, certes, mais le fond du propos était bien pensé. Tout bon jésuite qu’il est, il ne goûte guère les messages codés et sibyllins. François est cash et dit ce qu’il pense : « Je suis toujours en vie. Bien que certaines personnes veuillent ma mort. » Cette terrible accusation, le Pape l’a proférée le 12 septembre dernier lors d’une rencontre informelle avec une cinquantaine de jésuites slovaques lors de sa visite officielle dans ce pays d’Europe centrale. Des propos qui ont ensuite été repris dans « La Civiltà Cattolica », très sérieuse revue de la Compagnie de Jésus.
Opéré du côlon
Le 4 juillet de cette année, le souverain pontife a été opéré pour soigner une sténose diverticulaire symptomatique du côlon. Il a dû subir une colectomie gauche, c’est-à-dire l’ablation d’une portion du côlon (33 cm d’intestin tout de même), une intervention chirurgicale programmée qui a nécessité de plonger François pendant trois heures sous anesthésie générale. Il est resté hospitalisé dix jours dans une chambre de la polyclinique Gemelli, la même qui accueillit à de nombreuses reprises le pape Jean-Paul II, notamment après la tentative… d’assassinat dont il fut victime en 1981. En raison de l’absence papale, même si, au cours de son séjour hospitalier, François prit soin de célébrer, du haut du balcon de sa chambre, l’Angelus et de saluer les centaines de fidèles venus se presser devant l’hôpital, les plus folles rumeurs ont couru à son égard. La plus insistante le voyait démissionner incessamment de sa fonction suprême en raison de son âge et d’un état de santé précaire.
Isopix
« Cela ne m’a même pas traversé l’esprit ! , a-t-il riposté. Dès que le Pape est hospitalisé, il souffle toujours une brise ou un ouragan de conclave ! » , a-t-il aussi ironisé devant ses pairs jésuites. Le conclave est l’assemblée des cardinaux qui, après le décès d’un pape, élit le nouveau locataire du Trône de Pierre. Mais François insiste, il ne faut pas l’enterrer trop vite ! Il a encore une tâche à poursuivre en ce bas monde. Celle que Jorge Bergoglio a promis de mener à bien depuis son élection et son intronisation le 13 mars 2013 : réformer l’Église. Suivant l’exemple de saint François d’Assise, le saint des pauvres, Jorge, le pape jésuite, a fait sienne la mission qui fut donnée au fondateur de l’ordre des Franciscains par le Christ en croix : « Va, François, et répare mon Église en ruines. »
« Une institution malade »
À la tête d’une institution qui compte encore 1,3 milliard de fidèles (sur 2,4 milliards de chrétiens) mais aussi à la tête du Vatican, ce micro-État de 44 hectares, petit par la taille, immense par l’influence et la puissance financière, François s’est aussitôt attelé à la tâche et a remué la vase sans prendre de gants, se fâchant très vite en interne avec une pelletée de prélats ancrés dans leurs traditions et, surtout, leurs privilèges. Pratiquement dès le début de son pontificat, le chef de file des catholiques a dû faire face à toute une série de menaces externes potentielles. Dans l’Europe traumatisée par le terrorisme, il représente en effet une cible de choix pour les mouvements extrémistes, aussi bien pour les groupuscules d’extrême droite que pour l’État islamique alors très puissant, qui a juré de planter son drapeau en plein cœur de l’Église, en frappant pourquoi pas la place Saint-Pierre pendant la messe dominicale. On se souviendra aussi que, de passage à Naples, sur les terres de la mafia, le pape François a excommunié les membres de la « pieuvre » dont il avait déjà pris soin de couper les tentacules traînant dans les comptes de la banque vaticane. Et ils ne sont pas jouasses, les mafiosi…
Tout cela sans même prendre en compte l’acte potentiel d’un déséquilibré, comme l’a subi Jean-Paul II. Bref, les services de sécurité du Vatican sont plus que jamais sur les dents. Mais François, lui, ne regarde pas une menace potentielle devant lui mais surveille plutôt ses arrières, car il sait que le véritable ennemi se cache au sein de ses propres rangs, à l’intérieur même de son Église. Si le nouveau Pape est rapidement devenu très populaire, s’il a séduit le monde entier par sa simplicité, sa générosité, mais aussi son franc-parler, s’il rassemble à nouveau les foules au Vatican bien plus que son prédécesseur, s’il plaît même aux non-catholiques, il a beaucoup plus de mal à séduire son vaste auditoire interne. « L’Église ? Une institution malade, gangrenée par les intrigues, les manœuvres, les bassesses, les complicités et les connivences en tous genres, avec leurs complots dignes des Borgia, entre bandes et clans bien organisés » , décrivait en 2017 Arnaud Bédat, journaliste suisse à « L’Illustré », dans son livre « François seul contre tous ». S’il convainc sans problème les catholiques modérés et progressistes, François sait qu’il compte un paquet d’ennemis qui semblent avoir fortement oublié le message central du Christ : « Aime ton prochain. »
Le chef de bande
Le plus affiché des anti-Bergoglio est certainement Raymond Burke, le cardinal ultraconservateur américain. Surtout depuis que François l’a éloigné du Vatican en 2014 après qu’il a crié sur tous les toits de Rome et de la chrétienté que sous la gestion du nouveau pape, l’Église était en perdition comme un navire sans capitaine. Du coup, François l’a nommé représentant de… l’Ordre de Malte. Une place dont il l’évince quelques années plus tard à la suite d’un nouveau gros différend avec l’institution caritative, lorsque quatre cardinaux, dont Burke, ont, dans une lettre publique incendiaire, écrit tout le mal qu’ils pensaient de la vision du Pape sur la famille. Ces catholiques ultraconservateurs reprochent entre autres à François sa trop grande tolérance envers les divorcés et les homosexuels. On lui reproche aussi ses convictions « trop » sociales, certains l’accusent même d’être… communiste !
Mais ces ultras lui en veulent encore plus depuis juillet dernier. Alors en pleine convalescence, François a annoncé sa décision de restreindre l’usage de la messe traditionnelle en latin par un encadrement plus strict. Il est ainsi revenu sur un décret de 2007 édicté par son prédécesseur Benoît XVI, qui avait largement œuvré en faveur des traditionalistes. Pour François, ces concessions accordées alors dans un souci d’unité de l’Église ont été utilisées de manière abusive, en méprisant les réformes du Concile Vatican II et pour « renforcer les différences, construire des oppositions » . Mais cette tradition, les conservateurs y tiennent comme à leur dernière soutane. Comme le dévoilait le « Times » le week-end dernier, la guerre fait rage entre les pro-Bergoglio et les anti. Un blog conservateur a même affiché récemment : « François va mourir, la messe en latin vivra pour toujours. » Burke tient donc le leadership de la fronde antipapale. Et il est forcément opposé à tout ce que promeut le Saint-Père. François soutient activement la campagne de vaccination contre le coronavirus ? Burke est contre. Il est même partisan de la grande théorie du complot qui voudrait que les multinationales injectent des micropuces dans leurs vaccins pour prendre le contrôle de la population !
Raymond Burke, l’ennemi nº1.
Cependant, Burke a été mal inspiré sur ce coup : il a contracté le virus et a dû passer quelque temps sous respirateur cet été ! François n’a pu s’empêcher d’ironiser à son propos devant des journalistes : « Même au sein du collège des cardinaux, il y a des négationnistes du vaccin. L’un d’entre eux, pauvre chose, a été hospitalisé à cause du virus. C’est toute l’ironie de la vie. »
Entre autres conservateurs, Salvatore Cordileone, l’archevêque de San Francisco, adepte de la messe en latin, s’oppose lui aussi publiquement à la politique de François. Tout comme l’évêque du Kazakhstan, Athanasius Schneider, qui affirme haut et fort que l’Église est dirigée par des « traîtres à la Foi » . Il cible le souhait de François d’autoriser les divorcés remariés en dehors de l’Église, que lui qualifie d’« adultères non repentants » , à participer à la Communion.
Salvatore Cordileone, l’archevêque de San Francisco, adepte de la messe en latin, est fâché avec François. - BelgaImage
Les financiers du Vatican
À côté des ultraconservateurs, Bergoglio peut encore compter parmi ses contempteurs les financiers du Vatican. Sous son règne de transparence, il a exigé que ces innombrables administrateurs qui gèrent les fonds du puissant micro-État expliquent à quoi précisément tout cet argent est utilisé et, surtout, rendent des comptes. Ainsi, le cardinal Angelo Becciu doit répondre le mois prochain devant la justice du Vatican d’accusations de détournements de fonds et d’investissements dans une luxueuse propriété de Chelsea.
Le cardinal Pell
Revenu du diable Vauvert, le cardinal australien George Pell montre à nouveau le bout de sa mitre au Vatican. Pour rappel, le pape François l’avait choisi dans sa garde rapprochée de huit cardinaux chargés de réformer la Curie. À la suite de ladite réforme, il l’avait nommé premier cardinal-préfet au secrétariat pour l’Économie. Mais le prélat, poursuivi pour des accusations d’actes pédophiles datant des années 1970 et 1990, est inculpé en 2017 puis condamné en 2018. Incarcéré en février 2019, il est ensuite acquitté à l’unanimité du jury, un an plus tard, pour absence de preuves par la Haute Cour d’Australie.
Ses démêlés judiciaires ne l’ont pas empêché à l’époque de craindre publiquement une éventuelle suppression du célibat obligatoire des prêtres (ce que le Pape n’a finalement pas ordonné) et la mise en place d’une « Église à visage indigène » à l’époque du Synode pour l’Amazonie. Il est lui aussi remonté contre François. Dans le « Times », Robert Mickens, rédacteur en chef de « La Croix International », explique : « Pell est revenu à Rome pour vider son casier, mais il n’est reparti nulle part et il fait partie de la multitude désormais à l’affût du prochain pape. » Et ils sont nombreux ceux qui spéculent et complotent déjà en vue d’élire comme successeur du 266e pape celui qui est susceptible de mieux répondre à leurs attentes.
George Pell, plus combatif que jamais après ses démêlés judiciaires. Ne vous fiez pas aux sourires sur la photo, ces deux hommes ne s’aiment pas! - BelgaImage
Les télévangélistes américains
Parmi les adversaires du Pape se trouve encore le plus large réseau de télévision catholique américain EWTN (Eternal World Television Network) qui non seulement critique fréquemment les décisions du chef de l’Église, mais en plus laisse entendre en permanence qu’il est « très malade » . Des attaques permanentes qui sont, pour François, « l’œuvre du Diable » . L’un des tribuns de ce réseau, Raymond Arroyo, auteur à succès, qui possède son propre show sur EWTN, fait même partie de l’autoproclamé « Papal Posse », un groupe de trois commentateurs parmi les plus virulents à l’égard de François.
Le Pape, qui ne peut pas compter sur ses ouailles américaines pour le défendre, a déjà demandé en personne aux journalistes de ce groupe télévisuel qui l’accompagnaient lors de ses visites officielles de cesser de l’attaquer autant. Peine perdue. Récemment, on apprenait que le Pape avait engagé Michael Warsaw, le grand patron de ce réseau, comme consultant au département des communications du Vatican. Pour mieux faire taire ou contrôler ses chaînes de télé ? François semble fidèle à cet adage : «
Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis. » Cette citation est souvent attribuée à Sun Tzu dans son « Art de la guerre » ou encore au machiavélique… Machiavel. En réalité, le premier à l’avoir prononcée, c’est Al Pacino, alias Michael Corleone, dans « Le Parrain II ». Un monde de gangsters, on vous disait…
Raymond Arroyo, présentateur d’un réseau très critique envers le Pape. - EWTN
Avec 1,3 milliard de fidèles sous l’autorité du Pape, l’Église catholique reste la plus importante du monde chrétien. Et, contrairement aux idées reçues, elle progresse encore, avec environ 230 millions de baptisés supplémentaires ces 15 dernières années. Mais cette augmentation s’opère en Afrique et en Asie, alors que le déclin est net dans les pays occidentaux. Ce qui a pour conséquence de faire basculer le centre de gravité de l’Église catholique loin de Rome, hors de l’Europe, continent qui ne compte plus qu’un gros quart des catholiques.
Dans nos contrées, l’Église catholique paie le prix fort du Covid, avec des lieux de culte bien moins fréquentés qu’auparavant. Les mesures actuelles à Bruxelles et en Wallonie limitent toujours le nombre de fidèles à 200 personnes maximum, avec une obligation maintenue du port du masque et de la distanciation sociale. Et plusieurs sources nous décrivent de petites églises désormais vides ou quasi, après un an et demi de restrictions sanitaires et de craintes dans une population vieillissante de fidèles. Le nombre de prêtres est lui aussi en baisse : quasi 250 curés en moins ces deux dernières années en Belgique, pour atteindre un niveau historiquement bas, sous la barre des 2.300 prêtres. Cette baisse est continue depuis un demi-siècle, tout comme le vieillissement de nos curés, la plupart dépassant désormais les 65 ans. Pourtant, pas de quoi inquiéter trop les autorités épiscopales, qui soulignent la vitalité des milliers de bénévoles qui animent les paroisses.
La baisse du nombre de pratiquants est plus problématique tout de même. Et le pape François lui-même s’en inquiète en Italie. À la fin de l’été dernier, il expliquait que la privation de messe pour les fidèles durant les confinements et la difficile reprise du culte confirmaient « ce que l’on trouvait déjà dans les assemblées dominicales de la péninsule italienne : une indication alarmante du stade avancé du changement d’époque » . Ce message avait été lu à l’occasion de l’ouverture de la 71e Semaine liturgique nationale italienne, lundi 23 août. Le pontife appelait à trouver des pistes pour que la messe du dimanche sorte de la « marginalité » vers laquelle elle semble « inexorablement » précipitée.
À côté du Covid, des fidèles ont été fortement secoués par les nouvelles affaires de pédophilie. En France, un rapport officiel publié début octobre estimait à 216.000 le nombre de victimes de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité de la part de clercs ou de religieux catholiques en France de 1950 à 2020. En Belgique, un dernier rapport publié en septembre détaillait encore 59 nouvelles plaintes collectées en 2020, concernant des faits souvent vieux de plus de 30 ans. Au moment de l’abus, 35 victimes (59 %) avaient moins de 18 ans et 8 moins de 10 ans… Des révélations qui n’ont pas été de nature à remobiliser des fidèles ébranlés…