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Record d’audience pour le «Envoyé spécial» sur Nicolas Hulot

L’enquête de quatre ans rassemble les témoignages de plusieurs femmes accusant Nicolas Hulot d’agressions sexuelles et de viols.

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La diffusion du documentaire d’« Envoyé spécial » a rassemblé plus de 3,2 millions de téléspectateurs. C’est ainsi que France 2 s’est placée en première place hier soir avec plus de 16 % des parts d’audience. En plus d’être un chiffre impressionnant pour la chaîne, c’est aussi un record d’audience pour le magazine d’investigation « Envoyé spécial ».

Les téléspectateurs ont notamment découvert trois témoignages de femmes expliquant avoir subi des agressions sexuelles ou des viols de la part de Nicolas Hulot. L’enquête a duré plus de quatre ans et établit des faits maintenant prescrits par la justice, entre 1989 et 2001. Parmi les trois témoignages, un est resté anonyme. Deux autres témoignages ont aussi été dévoilés au cours de la diffusion du documentaire dont celui de Maureen Dor, ex-animatrice et comédienne belge.

Une enquête secrète de quatre ans

Pendant quatre ans, les journalistes de la rédaction d’« Envoyé spécial » ont récolté les témoignages et croisé les informations. Sur le plateau de « C à vous », Élise Lucet avait donné les grandes lignes du reportage, à quelques heures de la diffusion. Elle avait aussi déclaré que son équipe avait demandé une interview avec Nicolas Hulot pour une demande de contradiction, qui a finalement été refusée. Élise Lucet a d’ailleurs expliqué être en contact avec Nicolas Hulot et ses deux avocats : « Il y a eu des échanges entre nous, des coups de téléphone, des échanges de mails, de lettres(…) Ce qu’on voulait, c’était entendre Nicolas Hulot, on voulait lui donner la parole et connaître sa version des faits. Mais ses avocats et lui-même ont refusé, on le regrette vraiment ».

La journaliste a justifié le travail journalistique autour de cette enquête, gardée très longtemps secrète, alors que les faits sont prescrits : « En matière de journalisme, il n’y a pas de prescription. Il y a une prescription au niveau judiciaire, elle est importante, elle est respectée (...) Imaginons qu’on découvre un scandale qui date de 25 ans, qui est une affaire d’état, qui concerne des politiques, est-ce qu’on s’interdirait d’en parler parce que cette affaire a 25 ans? Il n’y a pas de prescription dans le journalisme.  ».

La veille de la diffusion du reportage, Nicolas Hulot a déclaré se retirer de la vie publique.

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