Accueil Actu Soirmag

«Ma liberté aujourd’hui, c’est 30 cm de câbles»: le discours marquant d’un député sur le covid long

Devant l’Assemblée, le député français Raphaël Gérard a témoigné de son quotidien bouleversé depuis sa contamination au coronavirus.

Temps de lecture: 2 min

En France, l’Assemblée nationale ouvrait lundi les débats sur le projet de loi visant à transformer l’actuel pass sanitaire en pass vaccinal. L’examen du texte a finalement été suspendu dans la nuit de lundi à mardi.

Les discussions ont notamment été marquées par l’intervention du député LREM Raphaël Gérard, qui a contracté le coronavirus en 2020. Tombé gravement malade, il est resté 12 jours dans le coma, sous respirateur, et ne pouvait plus ni parler ni écrire à son réveil. Depuis cette hospitalisation, il garde des séquelles importantes.

« Chers collègues, attention. On est en train de parler d’un sujet qui a fait 130.000 morts et des dizaines de milliers de personnes qui, comme moi, vont devoir vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec les conséquences du covid », a-t-il lancé devant l’Assemblée, s’adressant principalement aux opposants au projet de loi étudié.

« C’est ça la réalité »

« Ma liberté aujourd’hui, elle est là », a poursuivi Raphaël Gérard en brandissant une sacoche cachée sous sa veste, « c’est 30 cm de câbles et trois kilos de matériel que je porte 24 heures sur 24, jusqu’à la fin de mes jours. C’est ça la réalité. C’est la mienne et c’est celle de dizaines de milliers de personnes dans ce pays dont la vie a été bouleversée par une épidémie ».

Sous les applaudissements de ses collègues, il a continué son témoignage : « À chaque fois que je sors dans la rue, que je prends les transports, que je prends le train, je ne me pose pas la question de savoir si je peux ou pas manger des cacahuètes, je me pose la question de savoir si je vais sortir sain et sauf de ce train ou si je vais repartir dans le même enfer ».

« Vous pouvez continuer à gesticuler toute la nuit, mais chacune de vos gesticulations est une insulte aux personnes qui sont mortes », a conclu le député.

Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une