Accueil Actu Soirmag

La police néo-zélandaise diffuse « La Macarena » pour disperser les manifestants

La police a reçu l’ordre du Parlement de diffuser des musiques agaçantes.

Temps de lecture: 2 min

Le gouvernement néo-zélandais a trouvé une technique pour le moins originale pour tenter de déloger des manifestants anti-vaccins qui campent depuis une semaine à Wellington, la capitale du pays. Ce « Convoi de la liberté » composé de centaines de véhicules est venu de tout le pays et est arrivé dans la capitale, Wellington, le 8 février. Environ 300 manifestants ont campé sur la pelouse devant le Parlement.

Dans le but d’éparpiller le monde, des chansons jugées énervantes ont été diffusées en boucle. Dans cette playslist on retrouve « Baby Shark », la « Macarena » ou encore « Mandy » de Manilow. Malheureusement, cela n’aura pas suffi. Les centaines de manifestants en colère contre les mesures sanitaires actuelles, ont contre-attaqué en dansant et en chantant sur les chansons proposées.

Il semblerait néanmoins que la playlist du gouvernement soit mal passée auprès de la police, en total désaccord avec cette méthode de dispersion tout du moins originale. « Ce ne sont certainement pas des tactiques ou des méthodologies que nous approuverions, et nous aurions préféré que cela ne se produise pas », a déclaré Corrie Parnell, chef de la police de Wellington à Radio New Zealand.

Cet avis est partagé par l’opposition politique néo-zélandaise. « Les actions de Mallard sont peu glorieuses, embarrassantes et inefficaces », a ainsi tweeté le parlementaire Chris Bishop du Parti national. « Non seulement les pitreries de Mallard sont immatures, non seulement elles sont inefficaces, mais elles ont rendu une situation grave bien pire », a déclaré de son côté David Seymour, leader du parti d’opposition ACT.

La Première ministre Jacinda Ardern a quant à elle refusé de commenter ce passage musical.

Si la musique n’a pas fonctionné pour disperser les manifestants, le cyclone Dovi, qui a entraîné ce dimanche des coupures d'électricité, des glissements de terrain et des évacuations à travers la Nouvelle-Zélande, ne les a pas non plus découragés puisque de nombreuses personnes campent encore devant le Parlement.

L'actu en vidéo

 

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une