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Le mythe Carbone et Spirito

Dans les années 30, à Marseille, deux malfrats aujourd’hui oubliés sont devenus en quelques années les rois de la ville.

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

Ils s’appelaient Carbone et Spirito et ont écrit une page de l’Histoire du grand banditisme. Paul Bonnaventure Carbone est né en Corse, dans la ville de Propriano. Il était venu à Marseille dans les années 20, sachant que le « milieu » corse était toujours prêt à donner un coup de main à un jeune débutant. Jusque-là, sa vie avait déjà été mouvementée. Il avait fait un séjour prolongé pendant la Première Guerre mondiale au fameux « Bat’ d’Af », le bataillon d’Afrique disciplinaire où beaucoup de mauvais garçons récidivistes étaient envoyés d’office par l’autorité judiciaire dans l’espoir que l’armée saurait les remettre au pas. En général, c’est le contraire qui se produisait. Le Bat’ d’Af était surtout une école du crime. Paul Carbone en était sorti avec les tatouages qui témoignaient de ses premiers galons de petit truand.

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