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En 1956, l’alcool disparaît des cantines

À l’époque où les communes françaises n’étaient pas raccordées au réseau d’eau potable, les enfants étaient biberonnés au vin !

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« J’ai toujours été frappé par le comportement d’ivrogne des enfants en bas âge : ils bégaient, titubent, trébuchent, passent sans transition du rire aux larmes… Qu’est-ce que ce serait si, en plus, ils buvaient de l’alcool ! », écrivait Roland Topor.

Baptisés avec de l’eau et élevés en fûts. Comment imaginer que nos chérubins du moment, épaissis à coups de brocoli bio et d’eau filtrée au charbon, étaient encore en France et au début des années 50 des soiffards de cantine ? Hic.

La population alors largement rurale croit mordicus que le fruit de la treille et de son labeur est gage de bonne santé. Il faut dire que Louis Pasteur n’a pas aidé. Tout à l’ivresse de son grand prix de l’Exposition universelle de 1867, reçu pour son procédé de pasteurisation éradiquant les microbes à haute température, il n’hésite pas à clamer que « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».

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